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[1]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 29 vendémiaire an 11 (1)
Saint-Cloud, le 29 vendémiaire
an 11 de la République française.
Au citoyen Bigot Préameneu Président de la Section de
Législation du Conseil dEtat.
Vous trouverez ci-joint deux mémoires qui me sont remis. En
plusieurs endroits, les prêtres
1° interdisent la sépulture en terre sainte arbitrairement
2° interdisent lEglise arbitrairement
3° se refusent à admettre pour parrains et marraines ceux
qui ne leur plaisent pas. Il est convenable quun arrêté
du Conseil dEtat (2)
détermine la marche que les préfets, les commissaires
du gouvernement, les tribunaux et les intéressés doivent
suivre. Il faut également soccuper dune mesure
particulière pour le curé de Saint-Roch.(3)
BONAPARTE
[2]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 14 Brumaire de lan 13 (4)
Monsieur Bigot Préameneu, Président
de la section de législation de mon Conseil dEtat, M.
Locré (5)
vous remettra vingt mille francs en forme de gratification. Je désire
que vous voyiez dans cette disposition un témoignage de satisfaction
du service que vous avez rendu à lEtat dans le courant
de lan 12. Sur ce je prie Dieu quil vous ait en Sa Sainte
garde.
A Saint-Cloud, le 14 Brumaire de lan 13
Napoléon
[148]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 19 Germinal an XIII (6)
M. Bigot Préameneu se rendra à
Chalons Sur Saône, visitera les différentes prisons,
interrogera le président du tribunal criminel pour connaître
quels motifs lont porté à dire à lEmpereur
quil y a depuis 18 mois une maladie épidémique
dans la prison ordinaire de la ville, tandis que les rapports du préfet
et du sous-préfet tendent à faire penser que cette assertion
nest pas exacte.
M. Bigot fera sentir au président, si en effet les faits quil
a avancés nexistent pas réellement, que sil
a été porté à ces assertions par des sentiments
de rivalité à légard du préfet et
du sous-préfet, cétait essentiellement manquer
à lEmpereur que daltérer ou même dexagérer
la vérité pour nuire aux administrateurs ; il lui demandera
quels sont les sujets de plaintes quil peut avoir contre ladministration
et pourquoi il nest pas venu recevoir la décoration de
la Légion dhonneur des mains de celui à qui le
grand chancelier lavait envoyée et il a engagé
le tribunal dans des frais auxquels cette cours nétait
pas assujettie. Vous lui demanderez pourquoi lorsque toutes les autorités
se réunissent pour marcher daccord il a oublié
la convenance et même son devoir au point de ne jamais rendre
visite au préfet lorsque ce chef dadministration se trouve
à Châlons.
M. Bigot de Préameneu rendra compte de sa mission à
S. M. à Lyon, où il se rendra directement.
Mâcon, le 19 Germinal an XIII
[3]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 4 floréal an 13 (7)
Monsieur Bigot Préameneu, mon intention
est que vous réunissiez le Président de la Cour dappel
de Turin, mon procureur g[éné]ral près cette
cour, le Président de la Cour de 1ere instance pour recueillir
des renseignements sur les membres des tribunaux dont la conduite
est blâmée par lopinion. Vous ferez appeler Picot
: vous lui direz que je le connais trop bien et quil faut quil
donne sa démission ; que joublie le passé, mais
quil ne doit plus faire parler de lui. Sil y a dautres
juges de la même espèce, nous leur ferons la même
instance, et sils résistent, je prendrai la mesure convenanble.
Votre enquête doit sétendre sur les membres des
autres tribunaux de première instance du Département.
Sur ce je prie Dieu quil vous ait en Sa Sainte garde.
Au palais de Stupinis, le 4 floréal an 13
Napoléon
[4]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 17 mars 1806 (8)
Monsieur Bigot Préameneu, M. Locré
vous remettra quinze mille francs en forme de gratification. Je désire
que vous y voyiez un témoignage de ma satisfaction pour les
services que vous avez rendus à lEtat dans le courant
de lannée dernière. Sur ce je prie Dieu quil
vous ait en Sa Sainte garde.
Paris, le 17 mars 1806
Napoléon
[5]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 5 juin 1807 (9)
Monsieur Bigot Préameneu, Il est
à notre connaissance que beaucoup de communes de notre empire
ont un revenu qui surpasse leurs besoins. Un grand nombre de villes
ayant perdu tous leurs biens pendant la Révolution, nous avons
établi, par cette considération, des octrois municipaux.
Cette mesure a été généralisée,
et elle a porté non seulement sur les communes qui avaient
éprouvé des pertes, mais aussi sur celles, qui, ayant
conservé leur propriétés ont fait payer leurs
dettes à lEtat, se font affranchir du logement et du
casernement et de divers autres services que lusage avait mis
à leur charge, et qui se sont ainsi trouvées avoir plus
de revenus quavant la Révolution, en même temps
quelles étaient déchargées de plusieurs
dépenses considérables. Nous avons toujours considéré
les inconvéniens de cette inégalité comme une
suite naturelle des événement s qui se sont passés.
Mais si nous avons conçu lespérance justifiée
par plusieurs villes que ces fonds, bien administrés, serviraient
à améliorer les établissements qui existent et
à en fonder de nouveaux, nous navons jamais entendu que
ce surcroît de revenu occasionnerait un surcroît de dépenses
inutiles. La commune de Dole paraît être au nombre de
celles dont les recettes excèdent de beaucoup les dépenses
; mais elle est aussi, par sa situation, lune des plus susceptibles
dembellissemens, de travaux et détablissemens utiles.
Le sous préfet a censuré lemploi de ses fonds
et a dénoncé sa comptabilité. Notre intention
est que, conformément au règlement du 11 Juin 1806,
une commission du Conseil, dont nous nommons président, vérifie
les faits, fasse venir à Paris, si elle le juge convenable,
le sous-préfet et le maire, et porte la plus grande attention
à éclairer la comptabilité de la ville de Dole.
Les lois qui régissent létat doivent être
exécutées avec rigueur, soit envers les dilapidateurs,
soit envers les administrateurs qui emploieraient les deniers confiés
à leur administration à se faire des partisans au lieu
de les consacrer à des établissemens avantageux aux
communes. Le sous-préfet a fait son devoir en donnant son opinion
à ses supérieurs sur les abus quil croyait apercevoir
; mais il sen est écarté en la manifestant par
un écrit rendu public. Celui qui a imprimé le premier,
qui a invoqué lopinion publique dans une simple affaire
dadministration et qui a donné à sa démarche
le caractère dune animosité personnelle, a eu
un tort très grave. Il convient que vous vous attachiez à
établir si ce tort appartient au sous-préfet ou au maire.
Il convient aussi que votre rapport soit fait de manière quil
puisse être imprimé pour servir à prévenir
des écarts dont il y a déjà trop dexemples,
et ces querelles publiques qui ne tendent quà aigrir
les citoyens les uns contre les autres et qui tournent toujours au
détriment de ladministration. Sur ce je prie Dieu quil
vous ait en Sa Sainte garde. Ecrit en mon camp impérial de
Finckenstein, le 5 juin 1807.
Napoléon
[6]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 9 août 1807 (10)
Monsieur Bigot, M. Locré vous remettra
dix mille francs en forme de gratification. Je désire que vous
y voyiez un témoignage de satisfaction des services que vous
mavez rendus dans le courant de lannée dernière,
priant Dieu, quil vous ait, Monsieur Bigot, en Sa Sainte garde.
A Saint Cloud le 9 août 1807
Napoléon
[7]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 22 octobre 1807 (11)
Monsieur Bigot, M. Locré vous remettra
dix mille francs en forme de gratification. Je désire que vous
y voyiez un témoignage de satisfaction des services que vous
avez rendus dans le courant de cette année. Sur ce je prie
Dieu quil vous ait en Sa Sainte garde
AFontainebleau, le 22 octobre 1807
Napoléon
[8]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 15 avril 1808 (12)
Monsieur Bigot Préameneu, jai
reçu votre lettre davril. Jai lu avec plaisir les
détails quelle contient. Sur ce je prie Dieu quil
vous ait en Sa Sainte garde.
A Bayonne, le 15 avril 1808
[9]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 12 mai 1808 (13)
Monsieur Bigot Préameneu. Jai reçu
votre lettre du 4 de ce mois (14).
Il ny a pas dinconvénient à faire une circulaire
aux évêques et à leur faire connaître que
la mission du légat est terminée (15),
que dès ce moment, ils rentrent dans la plénitude de
leur autorité apostolique et que quant à leur correspondance
avec nous pour les bulles, les nouveaux évêques doivent
faire passer leurs demandes par le canal du sieur Moltedo, directeur
des postes à Rome (16).
Il convient que vous écriviez au sieur Moltedo que toutes les
dépêches de la Cour de Rome soient adressées au
conseiller dEtat directeur général des Postes (17),
qui les transmettra aux individus. Vous écrirez aussi à
ce directeur général quil doit sassurer
que ces correspondances ne renferment rien de contraire au bien de
lEtat. Quant à lautorisation davoir recours
à Rome pour autre chose que les bulles, cest un objet
contentieux (18).
Les évêques ont ces pouvoirs pour lannée,
ils peuvent les prendre pour toujours. Plusieurs évêques
de France avaient conservé ces droits ; dautres les ont
cédés à la Cour de Rome. Daprès
les lois comme celle du Concordat, jentends quil soit
dit que tous les évêques de France ont été
institués dans la plénitude de leurs pouvoirs, quainsi
pour donner les dispenses ils nont pas besoin de la Cour de
Rome (19).
Je veux men passer, voilà mon but. Mais il est nécessaire
de faire sur cela un mémoire et de bien consulter la question.
Ce qui mimporte cest que trois ou quatre mauvais sujets
qui sont à Rome nexercent pas dinfluence sur les
consciences. En résumé, faire connaître aux évêques
que la mission du légat est terminée et quils
rentrent dans leurs pouvoirs, faire passer les demandes des nouveaux
évêques par le canal du Sieur Moltedo, et lui ordonner
de faire passer toutes les lettres au directeur général
des postes, qui les examinera ; enfin, faire un rapport sur ce quil
convient de faire pour mettre mes peuples à labri des
intrigues et des mauvaises dispositions de la Cour de Rome. Sur ce
je prie Dieu quil vous ait en Sa Sainte garde.
Bayonne, le 12 mai 1808
Napoléon
Notes marginales :
Fin de la mission du légat, avis
Moltedo dépêches
LaValette Dépêches
Evêques, pouvoirs
[10]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 12 mai 1808 (20)
Monsieur Bigot Préameneu, faites moi
connaître où en est le rapport sur les couvens qui avait
été fait au Conseil (21).
Vous avez sans doute fait des rectifications. Je crois nécessaire
que vous me soumettiez le plus tôt possible ce travail. Sur
ce je prie Dieu quil vous ait en Sa Sainte garde.
A Bayonne, le 12 mai 1808
Napoléon
Note dans la marge supérieure
Couvens rapport demande
[11]
Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en
date du 26 juin 1808 (22)
Monsieur Bigot Préameneu, il était
autrefois dusage que lorsque les légats terminaient leur
mission, ils remissent les papiers de leur légation. Faites
remettre cet usage à exécution. Les actes dun
légat nayant rapport quà des affaires intérieures (23),
tous ses papiers doivent rester dans lintérieur. Sur
ce je prie Dieu quil vous ait en Sa Sainte garde.
A bayonne, le 26 juin 1808
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