Documents relatifs à la proclamation de l'Empire [1802-1804]
 
  Biographies des acteurs de la proclamation de l'Empire en 1804


Albisson (Jean) Gallois (Jean-Antoine Gauvin dit )
Arnould (Ambroise-Marie ou Henry) Gillet (Jean-Claude-Michel)
Carnot (Lazare-Nicola-Marguerite) Grenier (Jean)
Carret (Michel) Jard-Panvillier (Louis-Alexandre)
Carrion de Nisas ou " Nisas " (Marie-Henri-François-Elisabeth) Jaubert (François)
Chabaud-Latour (Antoine-Georges-François) Koch (Christophe-Guillaume)
Chabot (Georges-Antoine) Labrouste (François-Marie-Alexandre)
Challan (Antoine-Didier-Jean-Baptiste) Lahary (Jacques-Thomas)
Chassiron-Lafosse (Pierre-Charles-Martin) Leroy de Boisraumarié, dit "Leroy de l'Orne (Pierre-Thomas)
Costaz (Louis) Marcorelle (Jean-François-Joseph)
Curée (Jean-François) Périn d'Augny (Claude-François)
Delaistre (Guillaume-Joseph-Norbert) Perrée-Duhamel (Pierre-Nicolas-Jean)
Delpierre (Antoine-François) Sahuc (Louis-Michel-Antoine)
Duveyrier (Honoré-Marie-Nicolas) Savoye-Rollin (Jacques-Fortunat)
Duvidal de Montferrier (Jean-Jacques-Marie-Philippe) Ségur (Louis-Philippe de)
Faure (Louis-Joseph) Siméon (Joseph-Jérôme)
Favard de Langlade (Guillaume-Jean) Vaublanc (Vincent-Marie Viénot de)
François de Neufchâteau (Nicolas-Louis) Villot de Fréville (Jean-Baptiste-Maximilien)


 


Albisson, Jean
Né à Montpellier en 1732, magistrat et professeur de législation, il fut nommé au Tribunat en l'an X, sur présentation de son département d'origine. Membre de la commission du Tribunat chargée d'examiner la motion Curée, il la soutint avec chaleur. Conseiller d'Etat (1807), chevalier de l'Empire (1808), il mourut à Paris en 1810.


 Arnould, Ambroise-Marie (ou Henry)
Né à Paris, en 1757, cet économiste partisan du papier-monnaie était un modéré qui avait été inquiété pendant la Terreur et s'était fait remarquer lors de l'insurrection de Vendémiaire. Député aux Anciens puis aux Cinq-Cents, il fut nommé au Tribunat dès sa formation et en devint secrétaire. Membre de la commision qui examina la motion Curée, il la défendit avec zèle. Chevalier de l'Empire (1808), il mourut à Paris en 1812.


 Carnot, Lazare-Nicola-Marguerite
Le célébrissime fondateur des armées de la République n'a guère besoin d'être présenté ici, sinon pour mémoire. Né à Nolay (Côte d'Or), en 1753, il fut successivement député à la Législative, à la Convention (il fut même du " grand " comité de Salut public) et aux conseil des Anciens. " Fructidorisé ", il fut autorisé à rentrer en France après Brumaire. Bonaparte en fit un éphémère ministre de la Guerre pendant la seconde campagne d'Italie. Membre du Tribunat, il s'opposa à la proclamation de l'Empire et se tint à l'écart du régime jusqu'en 1814 où il offrit ses services pour défendre " la patrie en danger ". Gouverneur d'Anvers, il ne rendit la place que tardivement. Aux Cent-Jours, il fut ministre de l'Intérieur et Napoléon le fit comte. Après Waterloo, il dut s'exiler. Il mourut à Magdebourg, en 1823.


 Carret, Michel
Né à Villefranche-sur-Saône, en 1752, cet excellent chirurgien, établi à Lyon, occupa des fonctions locales au début de la Révolution avant d'être élu au conseil des Cinq-Cents (an VII). Il fut envoyé comme commissaire dans la 20è division militaire après Brumaire et nommé au Tribunat dont il fut secrétaire. Conseiller à la cour des Comptes (1807), président de la fédération parisienne aux Cent-Jours, il se retira à la Restauration et mourut à Paris, en 1818.

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 Carrion de Nisas ou " Nisas " (Marie-Henri-François-Elisabeth)
Né à Montpellier, en 1767, cet ancien baron des Etats du Languedoc connut Bonaparte à l'école militaire de Paris. Il était officier de cavalerie lorsque la Révolution éclata. Favorable aux idées nouvelles, il fut maire de sa ville natale (1793) avant de se mettre en retrait de la vie politique. Sa femme étant une proche parente de Cambacérès, il devint membre du Tribunat après l'épuration de cette chambre, en 1802. Il en devint le président le 11 floréal an XII, quelques jours avant la proclamation de l'Empire, appuyant avec énergie la motion Curée. Disgracié pour avoir trop protesté contre l'exclusion de l'hérédité des frères de l'Empereur, il se tourna vers le théâtre où il connut quelques succès, avant de retourner aux armées. Baron de l'Empire (1810), il mourut à Montpellier, en 1842.


 Chabaud-Latour (Antoine-Georges-François)
Né à Paris, en 1769, favorable à la Révolution, ce Nîmois d'origine, favorable aux fédéralistes parvint à s'évader à la veille d'être exécuté (1793). Député du Gard au conseil des Cinq-Cents, associé au coup d'Etat de Brumaire, il fut membre de la commission qui rédigea la constitution de l'an VIII et entra dans la foulée au Tribunat. Il fut chevalier de l'Empire (1808) et membre du Corps législatif à partir de 1813. Plusieurs fois député sous la Seconde Restauration, il mourut à Paris en 1832. Chabot (Georges-Antoine), dit " Chabot de l'Allier " : Né à Montluçon, en 1758, cet avocat occupa des fonctions administratives au début de la Révolution avant de siéger à la Convention puis au conseil des Anciens. Nommé au Tribunat, il le présida quelques temps. Il se montra très favorable à la motion Curée. Napoléon lui en fut reconnaissant en le nommant inspecteur des écoles de droit de Paris et Toulouse, chevalier de l'Empire, membre du Corps législatif puis de la cour de Cassation, inspecteur général de l'Université impériale. Il mourut à Paris, en 1819.


 Chabot (Georges-Antoine), dit " Chabot de l'Allier "
Né à Montluçon, en 1758, cet avocat occupa des fonctions administratives au début de la Révolution avant de siéger à la Convention puis au conseil des Anciens. Nommé au Tribunat, il le présida quelques temps. Il se montra très favorable à la motion Curée. Napoléon lui en fut reconnaissant en le nommant inspecteur des écoles de droit de Paris et Toulouse, chevalier de l'Empire, membre du Corps législatif puis de la cour de Cassation, inspecteur général de l'Université impériale. Il mourut à Paris, en 1819.


 Challan (Antoine-Didier-Jean-Baptiste)
Originaire de Meulan, où il naquit en 1754, ce révolutionnaire modéré, qui rédigea notamment une adresse de l'administration de la Seine-et-Oise en faveur du pouvoir royal, fut emprisonné durant la terreur. Député aux Cinq-Cents, il fut envoyé en mission dans l'ouest après le coup d'Etat de Brumaire. Nommé au Tribunat où il afficha un soutien indéfectible aux projets du Premier Consul. Membre du Corps législatif (1807), chevalier de l'Empire (1808), il n'en lut pas moins un rapport favorable à la déchéance de Napoléon à la tribune de son assemblée, en avril 1814. Retiré de la vie politique sous la Restauration (le roi ne lui en délivra pas moins des lettres de noblesse), il mourut à Paris, en 1831.

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 Chassiron-Lafosse (Pierre-Charles-Martin)
Ce natif de La Rochelle (1753), juriste distingué, très réticent à l'égard des premiers pas de la Révolution, entra au conseil des Anciens (1797) avec le soutien des contre-révolutionnaires de son département. Il échappa pourtant aux proscriptions de Fructidor. Membre de la commission intérimaire de sa chambre après le 19 brumaire, nommé au Tribunat quelques semaines plus tard, il le présida en février 1800. Esprit indépendant, il s'opposa à plusieurs mesures gouvernementales (dont la réforme de l'Instruction publique), ce qui ne l'empêcha pas de soutenir la proclamation de l'Empire. Nommé à la cour des Comptes (1807), chevalier (1808) puis baron (1809) de l'Empire, il mourut à Paris, en 1826.


 Costaz (Louis)
Né à Fontainebleau, en 1767, il était enseignant en mathématiques lorsqu'éclata la Révolution. Il continua à enseigner (notamment à Polytechnique) jusqu'à ce que, à l'appel de Monge, il accepte de participer à l'expédition d'Egypte au cours de laquelle il reconnut l'ancien canal qui réunissait la Méditerranée à la Mer Rouge. Nommé au Tribunat en 1801, il soutint la proclamation de l'Empire. Versé dans l'administration en 1805, il fut successivement préfet de la Manche, intendant des bâtiments de la Couronne (1809), baron de l'Empire (1809), conseiller d'Etat (1813), directeur général (intérimaire) des Ponts-et-Chaussées (1813), commissaire extraordinaire dans le Nord et le Pas-de-Calais (Cent-Jours). Il fut rappelé au Conseil d'Etat de 1820 à 1823, puis en 1830. Il mourut à Paris, en 1842.


 Curée (Jean-François)
Né à Pezenas, en 1756, le rédacteur de la célèbre motion qui permit au Tribunat d'engager la procédure de proclamation de l'Empire était entré en révolution dès 1789. Membre du directoire de l'Hérault (1790), député à la Législative (1791) et de la Convention (1792), il vota contre la mise à mort de Louis XVI et se retira dans ses terres. Il fut élu aux Cinq-Cents en 1798 et entra au Tribunat après Brumaire. Une fois sa motion sur l'Empire héréditaire votée, il fut fait commandant de la Légion d'Honneur, sénateur (1807) et comte de la Bédissière (1808). Il mourut à Pezenas, en 1835.


 Delaistre (Guillaume-Joseph-Norbert)
Né à Dieppe en 1769, cet économiste n'était pas un politicien chevronné lorsqu'il fut nommé au Tribunat, en 1801. Il connut, après avoir soutenu la proclamation de l'Empire, une carrière sans accroc : conseiller à la cour des Comptes (1807), chevalier de l'Empire (1808), membre de la chambre des Représentants (Cent-Jours). Il continua à siéger à la Cour des Comptes sous la Restauration et mourut à Paris, en 1846.

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 Delpierre (Antoine-François)
Né à Valfroicourt, en 1764, cet homme de loi fut administrateur de son district (1790) avant de représenter les Vosges à la Législative (1791). Il quitta cette assemblée l'année suivante et rentra chez lui. Elu aux Cinq-Cents en 1797, il soutint Brumaire et fut nommé au Tribunat. Président de chambre à la cour des Comptes (1807), chevalier (1808) puis baron (1813) de l'Empire, il conserva ses fonctions à la Restauration et mourut dans son village natal, en 1854.


 Duveyrier (Honoré-Marie-Nicolas)
Ce Varois, né à Pigans, en 1753, était un brillant avocat parisien sous l'Ancien Régime. Commissaire du roi à Nancy (1790), il fut directeur du Sceau au ministère de la Justice l'année suivante. Arrêté sous la Terreur, il parvint à s'évader et séjourna hors de France (sans avoir émigré car son ami Garat, ministre de l'Intérieur, lui avait donné une mission officielle) jusqu'en 1796. En 1797, il rejoignit l'armée d'Italie, comme administrateur des hôpitaux militaires. De retour à Paris après Brumaire, il fut nommé au Tribunat. Dans cette assemblée, il se distingua à plusieurs reprises, notamment lors de la discussion du code civil. Secrétaire du Tribunat (1803), il soutint la proclamation de l'Empire. Il revint au droit par la suite : président du tribunal d'appel de Montpellier puis premier président de la cour impériale du même siège (1811). Baron de l'Empire (1808), il fut destitué par la Restauration et mourut à Maffliers (Seine-et-Oise), en 1839.


 Duvidal de Montferrier (Jean-Jacques-Marie-Philippe)
Né à Montpellier, en 1752, il fut syndic des états du Languedoc avant la Révolution avant de s'installer à Paris, en 1789. Il se rendit populaire par son action en faveur des indigents, ce qui le sauva lorsque le gouvernement révolutionnaire le décréta suspect. Cousin germain de Cambacérès, il fut nommé administrateur général des hospices de la capitale (1799), administrateur général des Postes puis tribun (1800). Il présida le Tribunat à plusieurs reprises. Membre de la Cour des Comptes (1807), chevalier de l'Empire (1808), il mourut à Paris en 1829.


 Faure (Louis-Joseph)
Né au Havre, en 1760, il mena une carrière d'avocat puis de magistrat avant d'être élu aux Cinq-Cents en 1799. Favorable à Brumaire, il fut nommé au Tribunat dont il fut secrétaire. Membre de la commission qui étudia la motion Curée, il combattit avec vigueur les opinions de Carnot. Il présida le Tribunat après la proclamation de l'Empire, avant de devenir conseiller d'Etat (1807), chevalier de l'Empire (1808). Rallié aux Bourbons, il ne fut pas employé aux Cent-Jours. Redevenu conseiller d'Etat après Waterloo, il mourut à Paris, en 1837..

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 Favard de Langlade (Guillaume-Jean)
Né à Saint-Floret (Puy de Dôme), en 1762, cet avocat au parlement de Paris fut commissaire national près le tribunal d'Issoire au début de la Révolution, avant d'être élu au conseil des Cinq-Cents (1796). Partisan zèlé de Brumaire, il fut nommé au Tribunat où, malgré son opposition à plusieurs textes gouvernementaux, il fut conservé après 1802. Sous l'Empire, il fut fait chevalier (1808) puis baron (1809) et occupa des fonctions à la cour de Cassation, à partir de 1809. Membre de la chambre des Représentants aux Cent-Jours, il continua à siéger, comme député du Puy de Dôme, à la chambre des Députés de la seconde Restauration avant d'être nommé au Conseil d'Etat (1817). Il mourut à Paris, en 1831.


 François de Neufchâteau (Nicolas-Louis)
Né à Saffais, en 1750, cet avocat aux talents multiples fut procureur général près le conseil supérieur du Cap-Français avant de s'installer dans les Vosges (1787). Administrateur de ce département (1790), il fut élu à la Législative (1791) puis à la Convention (1792) au sein de laquelle il refusa de siéger pour se consacrer à la littérature et au théâtre. Inquiété pendant la Terreur, il revint au premier plan après la chute de Robespierre : ministre de l'Intérieur puis membre du Directoire exécutif (1797), ministre plénipotentiaire à Vienne (1798). Rallié à Bonaparte, il fut nommé au Sénat (1799) dont il fut d'abord le secrétaire, avant de le présider (1804-1806). Il fut couvert d'honneurs : haut grade dans la Légion d'Honneur, sénatorerie de Dijon, comte de l'Empire. Fontanes disait de lui qu'il était chargé des " affaires laudatives ". Mais, petit à petit, il se retira des affaires pour se consacrer à l'agronomie. Il entra à l'Académie française sous la Restauration et mourut à Paris, en 1828.


 Gallois (Jean-Antoine Gauvin dit )
Né à Aix, en 1761, cet ami de Cabanis fut chargé de différentes missions administratives ou diplomatiques pendant les dix premières années de la Révolution. Il fut nommé au Tribunat à sa création. Il en fut président (mars 1802) puis secrétaire (1804). Favorable à la déchéance de Napoléon, il ne fut pas employé pendant les Cent-Jours et vécut dès lors dans la retraite. Il mourut à Paris, en 1828.


 Gillet (Jean-Claude-Michel)
Né à Argenteuil, en 1759, il en fut pendant plusieurs années le procureur fiscal (1783-1790), avant de devenir procureur-syndic du district de Saint-Germain (1791), puis président du tribunal criminel de Seine-et-Oise (1792). Député aux Cinq-Cents en 1799, il se prononça en faveur de Brumaire et fut nommé au Tribunat. Sous l'Empire, il rejoignit la cour des Comptes (1807) et fut fait chevalier (1808). Il mourut à Paris, en 1810.

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 Grenier (Jean)
Né à Brioude (Haute-Loire), en 1753, cet avocat fut élu procureur-syndic puis commissaire (national puis du pouvoir exécutif) près le tribunal de Riom. Député aux Cinq-Cents (1797), il fut nommé au Tribunat dans la première vague de nominations. Il soutint la motion Curée avec empressement. Après 1807 et la dissolution du Tribunat, il retourna exercer ses talents de juriste dans la magistrature, comme procureur général près la cour d'Appel de Riom. Baron de l'Empire (1810), il conserva ses fonctions sous les deux Restaurations puis entra à la chambre des Pairs de la monarchie de Juillet. Il mourut à Riom, en 1841.


 Jard-Panvillier (Louis-Alexandre)
Né à Aigonnay (Deux-Sèvres), en 1757, il exerça la médecine avant la Révolution. Il fut le premier maire " révolutionnaire " de Niort (1790) avant d'être élu procureur-syndic des Deux-Sèvres. Législateur (1791), conventionnel (1792), il se montra défavorable au gouvernement de la Terreur et participa aux poursuites intentées contre ses responsables après Thermidor. Les Deux-Sèvres l'envoyèrent encore siéger au conseil des Cinq-Cents (1796). Favorable à Brumaire, il entra au Tribunat et y soutint les projets de Bonaparte. Président de chambre à la cour des Comptes (1807), chevalier (1808) puis baron (1809) de l'Empire, il se prononça pour la déchéance de Napoléon, le rejoignit aux Cent-Jours avant de retourner aux Bourbons. Député des Deux-Sèvres sous la Seconde Restauration, il mourut à Paris, en 1822.


 Jaubert (François)
Né à Condom (Gers), en 1758, cet avocat fut officier municipal à Bordeaux (1790), membre de la commission populaire girondine (1793), il ne dut son salut qu'au 9 thermidor. Il fut appelé au Tribunat en l'an VIII sans avoir siégé dans aucune des assemblées du Directoire. Sous l'Empire, il fut encore conseiller d'Etat (1806), gouverneur de la Banque de France (1807), comte de l'Empire (1808). Devenu suspect au gouvernement impérial, il fut mis à l'écart après 1812. Il fut cependant inspecteur général des contributions aux Cent-Jours. Il mourut à Paris, en 1822.


 Koch (Christophe-Guillaume)
Cet Alsacien, né à Bouxwiller, en 1735, se fit connaître au début de la Révolution lorsqu'il présenta à la Constituante les doléances des protestants de sa région. N'ayant pu se faire entendre, il se fit élire à la Législative (1791) et mena, à Strasbourg, la lutte contre la déchéance du roi. Vivant caché sous la Terreur, il fut nommé administrateur du Bas-Rhin par le Directoire, avant de donner sa démission. Il fut appelé au Tribunat dès l'an VIII. Sous l'Empire, il fut recteur à Strasbourg (1810) où il fonda un séminaire protestant. Il mourut dans cette ville, en 1813..

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 Labrouste (François-Marie-Alexandre)
Né à Bordeaux, en 1762, il mena d'abord une carrière dans l'administration des vivres, avant d'adhérer aux idées nouvelles. Administrateur de la Gironde (1792), il fut suspect au gouvernement révolutionnaire et se cacha, fut découvert et finalement sauvé par des amis. Membre du conseil des Cinq-Cents (1796), il rejoignit le Tribunat dès sa constitution. Sous l'Empire, il fut directeur des Droits Réunis dans le Rhône (1805), administrateur de la Caisse d'amortissement (1806) et chevalier de l'Empire (1808). Il quitta ses fonctions en 1815, rentra en grâce l'année suivante et mourut à Paris, en 1835..


 Lahary (Jacques-Thomas)
Né à Capbreton (Landes), en 1752, avocat à Bordeaux, il fut élu secrétaire général du district de cette ville (1790) avant de devenir secrétaire général du Sceau et de la Justice (1792), fonction dont il démissionna très vite. Emprisonné deux fois sous la Terreur, il devint commissaire du Directoire en Gironde (1796) avant d'être élu au conseil des Anciens (1799). Nommé au Tribunat dès sa création, il fut par la suite chevalier de l'Empire (1808) puis membre du Corps législatif (1810) où il siégea jusqu'à la chute de l'Empire. Il mourut à Paris, en 1817.


 Leroy de Boisraumarié, dit "Leroy de l'Orne (Pierre-Thomas)
Originaire de Longny (Orne), où il vit le jour en 1773, il s'engagea dans l'armée au début de la Révolution et y fit carrière jusqu'à devenir capitaine rapporteur du conseil de guerre de Paris (1799). Il entra au Tribunat en 1802. Il adhéra par lettre à la motion Curée et à la proclamation de l'Empire. Versé au Corps législatif (1807), il fut chevalier (1808) puis baron de l'Empire (1809). Il quitta son assemblée en 1811, tout en restant fidèle à l'Empereur qu'il accompagna jusqu'à Fréjus lors de son départ pour l'île d'Elbe. Il prit alors sa ratraite de capitaine. Il mourut à Paris, en 1837.


 Marcorelle (Jean-François-Joseph)
Né à Toulouse, en 1760, ce diplomate fut en poste à Barcelone pendant les dix premières années de la Révolution et entra au Tribunat dès sa création. Il entra au Corps législatif en 1807 et fut fait chevalier (1807) puis baron de l'Empire (1811). Il vota la déchéance de Napoléon, en 1814. Il finit sa vie à Fronton (Haute-Garonne) et mourut en 1829.

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 Périn d'Augny (Claude-François)
Né à Metz, en 1760, cet avocat fut un ardent révolutionnaire, sans toutefois s'engager dans la vie politique avant 1795. Le Directoire en fit son commissaire du gouvernement près le tribunal d'appel de Metz, nomination confirmée au début du Consulat. Membre du Tribunat à partir de 1802, il rentra dans sa ville en 1811 pour occuper les fonctions d'avocat général près la cour impériale. Baron de l'Empire (1813), il conserva ses fonctions judiciaires sous la Restauration et mourut à Metz, en 1821.


 Perrée-Duhamel (Pierre-Nicolas-Jean)
Né à Granville (Manche), en 1747, il était armateur et négociant dans cette ville lorsque'il fut élu aux Etats-Généraux. Il rentra chez lui en 1791 et devint maire de Granville, avant d'être élu au Conseil des Anciens (1796). Il fut nommé au Tribunat dès sa fondation. Conseiller à la cour des Comptes (1807), chevalier de l'Empire (1808), il mourut à Paris, en 1816.


 Sahuc (Louis-Michel-Antoine)
Né à Mello (Oise), en 1755, il fit une brillante carrière militaire, jusqu'à atteindre le grade de général de brigade (1798). Appelé au Tribunat en 1802, il participa encore à plusieurs campagnes et fut promu général de division après Austerlitz (1805). Fait comte de l'Empire (1808), il se distingua notamment à Wagram. Il siégea en outre au corps législatif de 1808 à 1812. Il mourut à Montagny (Seine-et-Oise, en 1813.


 Savoye-Rollin (Jacques-Fortunat) :
Né à Grenoble, en 1754, il fut avocat général près le Parlement de cette ville de 1780 à 1790. Il vécut les dix premières années de la Révolution à l'écart de la politique et entra au Tribunat dès sa fondation. Il s'y opposa vivement au projet de création de la Légion d'Honneur… dont il fut un des premiers décorés. Partisan de l'Empire, il fut préfet de l'Eure (1805), de la Seine-Inférieure (1806) et des Deux-Nèthes (1813). Il refusa la préfecture de la Côte d'Or aux Cent-Jours. Il avait été fait baron de l'Empire (1809). Député de l'Isère sous la Restauration, il mourut à Paris, en 1823.

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 Ségur (Louis-Philippe de)
Né à Paris, en 1753, le fils aîné du maréchal de Ségur fut militaire puis diplomate (notamment ambassadeur auprès de la Grande Catherine) sous l'Ancien Régime puis représenta la France révolutionnaire à Rome puis à Berlin, avant de se retirer dans sa propriété de Chatenay. Il ne rentra dans la vie publique qu'après Brumaire, pour siéger au Corps Législatif (1802). Très dévoué à Bonaparte (son fils allait suivre la même voie), il fut nommé conseiller d'Etat (1803), grand-officier du Palais, grand-aigle de la Légion d'Honneur (1805), comte de l'Empire (1808), sénateur (1813), commissaire extraordinaire (1814). La première Restauration n'en fit pas moins un pair de France (1814). Sétant rallié à Napoléon pendant les Cent-Jours, il fut proscrit au retour de Louis XVIII, avant de revenir à la chambre des pairs (1819). Il mourut à Paris, en 1830.


  Siméon (Joseph-Jérôme)
Cet Aixois, né en 1749, avocat et professeur de droit, se réfugia en Italie pendant la Terreur. A son retour, il entama une longue carrière parlementaire qui le vit siéger sous tous les régimes : conseil des Cinq-Cents (il fut un temps détenu après Fructidor), Tribunat, chambre des Repésentants des Cent-Jours, chambre des Députés de la seconde Restauration, chambre des pairs. Sous l'Empire, il fut en outre conseiller d'Etat (1805), organisateur du nouveau royaume de Westphalie (1807), chevalier de l'Empire (1808). Il prit en 1813 sa retraite " administrative " pour se consacrer à ses travaux parlementaires (qui furent importants). Il mourut à Paris, en 1842.


 Vaublanc (Vincent-Marie Viénot de)
Né à Fort-Dauphin (Saint-Domingue), en 1756, ce militaire se lança dans la vie politique au début de la Révolution : président de l'administration de la Seine-et-Oise (1790), législateur (1791), opposant au gouvernement révolutionnaire vivant caché, chef de la section royaliste de Poissonnière en Vendémiaire, député aux Cinq-Cents (il ne fut autorisé à siéger qu'en 1797, avant d'être " fructidorisé "). Rallié au Consulat, il siégea au Corps législatif. Sous l'Empire, il fut préfet de la Moselle (1805-1814), chevalier puis baron de l'Empire (1809). Maintenu en Moselle par Louis XVIII, il se réfugia au Luxembourg pendant les Cent-Jours. Après Waterloo, il devint un des animateurs les plus enflammés du parti ultra : ministre de l'Intérieur (1815), député (1820-1827), conseiller d'Etat (1830). Il quitta la vie politique après l'avènement de Louis-Philippe et mourut à Paris, en 1845.


 Villot de Fréville (Jean-Baptiste-Maximilien)
Né à Paris, en 1773, il entama une petite carrière diplomatique, en 1794, et fut nommé au Tribunat en 1801. Partisan de la proclamation de l'Empire, il entra au conseil d'Etat (1808) et fut fait chevalier (1808) puis baron (1809) de l'Empire. Préfet de Jemmapes (1810), intendant de la province de Valencia (Espagne), il fut encore préfet de la Meurthe (1812) et du Vaucluse (1813). Il poursuivit sa carrière au Conseil d'Etat sous la Restauration et la monarchie de Juillet. Il mourut à Paris, en 1847