|

|
Albisson,
Jean
Né à Montpellier en 1732, magistrat et professeur de législation, il
fut nommé au Tribunat en l'an X, sur présentation de son département
d'origine. Membre de la commission du Tribunat chargée d'examiner la
motion Curée, il la soutint avec chaleur. Conseiller d'Etat (1807),
chevalier de l'Empire (1808), il mourut à Paris en 1810.
Arnould,
Ambroise-Marie (ou Henry)
Né à Paris, en 1757, cet économiste partisan du papier-monnaie était
un modéré qui avait été inquiété pendant la Terreur et s'était fait
remarquer lors de l'insurrection de Vendémiaire. Député aux Anciens
puis aux Cinq-Cents, il fut nommé au Tribunat dès sa formation et en
devint secrétaire. Membre de la commision qui examina la motion Curée,
il la défendit avec zèle. Chevalier de l'Empire (1808), il mourut à
Paris en 1812.
Carnot,
Lazare-Nicola-Marguerite
Le célébrissime fondateur des armées de la République n'a guère besoin
d'être présenté ici, sinon pour mémoire. Né à Nolay (Côte d'Or), en
1753, il fut successivement député à la Législative, à la Convention
(il fut même du " grand " comité de Salut public) et aux conseil des
Anciens. " Fructidorisé ", il fut autorisé à rentrer en France après
Brumaire. Bonaparte en fit un éphémère ministre de la Guerre pendant
la seconde campagne d'Italie. Membre du Tribunat, il s'opposa à la proclamation
de l'Empire et se tint à l'écart du régime jusqu'en 1814 où il offrit
ses services pour défendre " la patrie en danger ". Gouverneur d'Anvers,
il ne rendit la place que tardivement. Aux Cent-Jours, il fut ministre
de l'Intérieur et Napoléon le fit comte. Après Waterloo, il dut s'exiler.
Il mourut à Magdebourg, en 1823.
Carret,
Michel
Né à Villefranche-sur-Saône, en 1752, cet excellent chirurgien, établi
à Lyon, occupa des fonctions locales au début de la Révolution avant
d'être élu au conseil des Cinq-Cents (an VII). Il fut envoyé comme commissaire
dans la 20è division militaire après Brumaire et nommé au Tribunat dont
il fut secrétaire. Conseiller à la cour des Comptes (1807), président
de la fédération parisienne aux Cent-Jours, il se retira à la Restauration
et mourut à Paris, en 1818.
[Retour haut de page]
Carrion
de Nisas ou " Nisas " (Marie-Henri-François-Elisabeth)
Né à Montpellier, en 1767, cet ancien baron des Etats du Languedoc connut
Bonaparte à l'école militaire de Paris. Il était officier de cavalerie
lorsque la Révolution éclata. Favorable aux idées nouvelles, il fut
maire de sa ville natale (1793) avant de se mettre en retrait de la
vie politique. Sa femme étant une proche parente de Cambacérès, il devint
membre du Tribunat après l'épuration de cette chambre, en 1802. Il en
devint le président le 11 floréal an XII, quelques jours avant la proclamation
de l'Empire, appuyant avec énergie la motion Curée. Disgracié pour avoir
trop protesté contre l'exclusion de l'hérédité des frères de l'Empereur,
il se tourna vers le théâtre où il connut quelques succès, avant de
retourner aux armées. Baron de l'Empire (1810), il mourut à Montpellier,
en 1842.
Chabaud-Latour
(Antoine-Georges-François)
Né à Paris, en 1769, favorable à la Révolution, ce Nîmois d'origine,
favorable aux fédéralistes parvint à s'évader à la veille d'être exécuté
(1793). Député du Gard au conseil des Cinq-Cents, associé au coup d'Etat
de Brumaire, il fut membre de la commission qui rédigea la constitution
de l'an VIII et entra dans la foulée au Tribunat. Il fut chevalier de
l'Empire (1808) et membre du Corps législatif à partir de 1813. Plusieurs
fois député sous la Seconde Restauration, il mourut à Paris en 1832.
Chabot (Georges-Antoine), dit " Chabot de l'Allier " : Né à Montluçon,
en 1758, cet avocat occupa des fonctions administratives au début de
la Révolution avant de siéger à la Convention puis au conseil des Anciens.
Nommé au Tribunat, il le présida quelques temps. Il se montra très favorable
à la motion Curée. Napoléon lui en fut reconnaissant en le nommant inspecteur
des écoles de droit de Paris et Toulouse, chevalier de l'Empire, membre
du Corps législatif puis de la cour de Cassation, inspecteur général
de l'Université impériale. Il mourut à Paris, en 1819.
Chabot
(Georges-Antoine), dit " Chabot de l'Allier "
Né à Montluçon, en 1758, cet avocat occupa des fonctions administratives
au début de la Révolution avant de siéger à la Convention puis au conseil
des Anciens. Nommé au Tribunat, il le présida quelques temps. Il se
montra très favorable à la motion Curée. Napoléon lui en fut reconnaissant
en le nommant inspecteur des écoles de droit de Paris et Toulouse, chevalier
de l'Empire, membre du Corps législatif puis de la cour de Cassation,
inspecteur général de l'Université impériale. Il mourut à Paris, en
1819.
Challan
(Antoine-Didier-Jean-Baptiste)
Originaire de Meulan, où il naquit en 1754, ce révolutionnaire modéré,
qui rédigea notamment une adresse de l'administration de la Seine-et-Oise
en faveur du pouvoir royal, fut emprisonné durant la terreur. Député
aux Cinq-Cents, il fut envoyé en mission dans l'ouest après le coup
d'Etat de Brumaire. Nommé au Tribunat où il afficha un soutien indéfectible
aux projets du Premier Consul. Membre du Corps législatif (1807), chevalier
de l'Empire (1808), il n'en lut pas moins un rapport favorable à la
déchéance de Napoléon à la tribune de son assemblée, en avril 1814.
Retiré de la vie politique sous la Restauration (le roi ne lui en délivra
pas moins des lettres de noblesse), il mourut à Paris, en 1831.
[Retour haut de page]
Chassiron-Lafosse
(Pierre-Charles-Martin)
Ce natif de La Rochelle (1753), juriste distingué, très réticent à l'égard
des premiers pas de la Révolution, entra au conseil des Anciens (1797)
avec le soutien des contre-révolutionnaires de son département. Il échappa
pourtant aux proscriptions de Fructidor. Membre de la commission intérimaire
de sa chambre après le 19 brumaire, nommé au Tribunat quelques semaines
plus tard, il le présida en février 1800. Esprit indépendant, il s'opposa
à plusieurs mesures gouvernementales (dont la réforme de l'Instruction
publique), ce qui ne l'empêcha pas de soutenir la proclamation de l'Empire.
Nommé à la cour des Comptes (1807), chevalier (1808) puis baron (1809)
de l'Empire, il mourut à Paris, en 1826.
Costaz
(Louis)
Né à Fontainebleau, en 1767, il était enseignant en mathématiques lorsqu'éclata
la Révolution. Il continua à enseigner (notamment à Polytechnique) jusqu'à
ce que, à l'appel de Monge, il accepte de participer à l'expédition
d'Egypte au cours de laquelle il reconnut l'ancien canal qui réunissait
la Méditerranée à la Mer Rouge. Nommé au Tribunat en 1801, il soutint
la proclamation de l'Empire. Versé dans l'administration en 1805, il
fut successivement préfet de la Manche, intendant des bâtiments de la
Couronne (1809), baron de l'Empire (1809), conseiller d'Etat (1813),
directeur général (intérimaire) des Ponts-et-Chaussées (1813), commissaire
extraordinaire dans le Nord et le Pas-de-Calais (Cent-Jours). Il fut
rappelé au Conseil d'Etat de 1820 à 1823, puis en 1830. Il mourut à
Paris, en 1842.
Curée
(Jean-François)
Né à Pezenas, en 1756, le rédacteur de la célèbre motion qui permit
au Tribunat d'engager la procédure de proclamation de l'Empire était
entré en révolution dès 1789. Membre du directoire de l'Hérault (1790),
député à la Législative (1791) et de la Convention (1792), il vota contre
la mise à mort de Louis XVI et se retira dans ses terres. Il fut élu
aux Cinq-Cents en 1798 et entra au Tribunat après Brumaire. Une fois
sa motion sur l'Empire héréditaire votée, il fut fait commandant de
la Légion d'Honneur, sénateur (1807) et comte de la Bédissière (1808).
Il mourut à Pezenas, en 1835.
Delaistre
(Guillaume-Joseph-Norbert)
Né à Dieppe en 1769, cet économiste n'était pas un politicien chevronné
lorsqu'il fut nommé au Tribunat, en 1801. Il connut, après avoir soutenu
la proclamation de l'Empire, une carrière sans accroc : conseiller à
la cour des Comptes (1807), chevalier de l'Empire (1808), membre de
la chambre des Représentants (Cent-Jours). Il continua à siéger à la
Cour des Comptes sous la Restauration et mourut à Paris, en 1846.
[Retour haut de page]
Delpierre
(Antoine-François)
Né à Valfroicourt, en 1764, cet homme de loi fut administrateur de son
district (1790) avant de représenter les Vosges à la Législative (1791).
Il quitta cette assemblée l'année suivante et rentra chez lui. Elu aux
Cinq-Cents en 1797, il soutint Brumaire et fut nommé au Tribunat. Président
de chambre à la cour des Comptes (1807), chevalier (1808) puis baron
(1813) de l'Empire, il conserva ses fonctions à la Restauration et mourut
dans son village natal, en 1854.
Duveyrier
(Honoré-Marie-Nicolas)
Ce Varois, né à Pigans, en 1753, était un brillant avocat parisien sous
l'Ancien Régime. Commissaire du roi à Nancy (1790), il fut directeur
du Sceau au ministère de la Justice l'année suivante. Arrêté sous la
Terreur, il parvint à s'évader et séjourna hors de France (sans avoir
émigré car son ami Garat, ministre de l'Intérieur, lui avait donné une
mission officielle) jusqu'en 1796. En 1797, il rejoignit l'armée d'Italie,
comme administrateur des hôpitaux militaires. De retour à Paris après
Brumaire, il fut nommé au Tribunat. Dans cette assemblée, il se distingua
à plusieurs reprises, notamment lors de la discussion du code civil.
Secrétaire du Tribunat (1803), il soutint la proclamation de l'Empire.
Il revint au droit par la suite : président du tribunal d'appel de Montpellier
puis premier président de la cour impériale du même siège (1811). Baron
de l'Empire (1808), il fut destitué par la Restauration et mourut à
Maffliers (Seine-et-Oise), en 1839.
Duvidal
de Montferrier (Jean-Jacques-Marie-Philippe)
Né à Montpellier, en 1752, il fut syndic des états du Languedoc avant
la Révolution avant de s'installer à Paris, en 1789. Il se rendit populaire
par son action en faveur des indigents, ce qui le sauva lorsque le gouvernement
révolutionnaire le décréta suspect. Cousin germain de Cambacérès, il
fut nommé administrateur général des hospices de la capitale (1799),
administrateur général des Postes puis tribun (1800). Il présida le
Tribunat à plusieurs reprises. Membre de la Cour des Comptes (1807),
chevalier de l'Empire (1808), il mourut à Paris en 1829.
Faure
(Louis-Joseph)
Né au Havre, en 1760, il mena une carrière d'avocat puis de magistrat
avant d'être élu aux Cinq-Cents en 1799. Favorable à Brumaire, il fut
nommé au Tribunat dont il fut secrétaire. Membre de la commission qui
étudia la motion Curée, il combattit avec vigueur les opinions de Carnot.
Il présida le Tribunat après la proclamation de l'Empire, avant de devenir
conseiller d'Etat (1807), chevalier de l'Empire (1808). Rallié aux Bourbons,
il ne fut pas employé aux Cent-Jours. Redevenu conseiller d'Etat après
Waterloo, il mourut à Paris, en 1837..
[Retour haut de page]
Favard
de Langlade (Guillaume-Jean)
Né à Saint-Floret (Puy de Dôme), en 1762, cet avocat au parlement de
Paris fut commissaire national près le tribunal d'Issoire au début de
la Révolution, avant d'être élu au conseil des Cinq-Cents (1796). Partisan
zèlé de Brumaire, il fut nommé au Tribunat où, malgré son opposition
à plusieurs textes gouvernementaux, il fut conservé après 1802. Sous
l'Empire, il fut fait chevalier (1808) puis baron (1809) et occupa des
fonctions à la cour de Cassation, à partir de 1809. Membre de la chambre
des Représentants aux Cent-Jours, il continua à siéger, comme député
du Puy de Dôme, à la chambre des Députés de la seconde Restauration
avant d'être nommé au Conseil d'Etat (1817). Il mourut à Paris, en 1831.
François
de Neufchâteau (Nicolas-Louis)
Né à Saffais, en 1750, cet avocat aux talents multiples fut procureur
général près le conseil supérieur du Cap-Français avant de s'installer
dans les Vosges (1787). Administrateur de ce département (1790), il
fut élu à la Législative (1791) puis à la Convention (1792) au sein
de laquelle il refusa de siéger pour se consacrer à la littérature et
au théâtre. Inquiété pendant la Terreur, il revint au premier plan après
la chute de Robespierre : ministre de l'Intérieur puis membre du Directoire
exécutif (1797), ministre plénipotentiaire à Vienne (1798). Rallié à
Bonaparte, il fut nommé au Sénat (1799) dont il fut d'abord le secrétaire,
avant de le présider (1804-1806). Il fut couvert d'honneurs : haut grade
dans la Légion d'Honneur, sénatorerie de Dijon, comte de l'Empire. Fontanes
disait de lui qu'il était chargé des " affaires laudatives ". Mais,
petit à petit, il se retira des affaires pour se consacrer à l'agronomie.
Il entra à l'Académie française sous la Restauration et mourut à Paris,
en 1828.
Gallois
(Jean-Antoine Gauvin dit )
Né à Aix, en 1761, cet ami de Cabanis fut chargé de différentes missions
administratives ou diplomatiques pendant les dix premières années de
la Révolution. Il fut nommé au Tribunat à sa création. Il en fut président
(mars 1802) puis secrétaire (1804). Favorable à la déchéance de Napoléon,
il ne fut pas employé pendant les Cent-Jours et vécut dès lors dans
la retraite. Il mourut à Paris, en 1828.
Gillet
(Jean-Claude-Michel)
Né à Argenteuil, en 1759, il en fut pendant plusieurs années le procureur
fiscal (1783-1790), avant de devenir procureur-syndic du district de
Saint-Germain (1791), puis président du tribunal criminel de Seine-et-Oise
(1792). Député aux Cinq-Cents en 1799, il se prononça en faveur de Brumaire
et fut nommé au Tribunat. Sous l'Empire, il rejoignit la cour des Comptes
(1807) et fut fait chevalier (1808). Il mourut à Paris, en 1810.
[Retour haut de page]
Grenier
(Jean)
Né à Brioude (Haute-Loire), en 1753, cet avocat fut élu procureur-syndic
puis commissaire (national puis du pouvoir exécutif) près le tribunal
de Riom. Député aux Cinq-Cents (1797), il fut nommé au Tribunat dans
la première vague de nominations. Il soutint la motion Curée avec empressement.
Après 1807 et la dissolution du Tribunat, il retourna exercer ses talents
de juriste dans la magistrature, comme procureur général près la cour
d'Appel de Riom. Baron de l'Empire (1810), il conserva ses fonctions
sous les deux Restaurations puis entra à la chambre des Pairs de la
monarchie de Juillet. Il mourut à Riom, en 1841.
Jard-Panvillier
(Louis-Alexandre)
Né à Aigonnay (Deux-Sèvres), en 1757, il exerça la médecine avant la
Révolution. Il fut le premier maire " révolutionnaire " de Niort (1790)
avant d'être élu procureur-syndic des Deux-Sèvres. Législateur (1791),
conventionnel (1792), il se montra défavorable au gouvernement de la
Terreur et participa aux poursuites intentées contre ses responsables
après Thermidor. Les Deux-Sèvres l'envoyèrent encore siéger au conseil
des Cinq-Cents (1796). Favorable à Brumaire, il entra au Tribunat et
y soutint les projets de Bonaparte. Président de chambre à la cour des
Comptes (1807), chevalier (1808) puis baron (1809) de l'Empire, il se
prononça pour la déchéance de Napoléon, le rejoignit aux Cent-Jours
avant de retourner aux Bourbons. Député des Deux-Sèvres sous la Seconde
Restauration, il mourut à Paris, en 1822.
Jaubert
(François)
Né à Condom (Gers), en 1758, cet avocat fut officier municipal à Bordeaux
(1790), membre de la commission populaire girondine (1793), il ne dut
son salut qu'au 9 thermidor. Il fut appelé au Tribunat en l'an VIII
sans avoir siégé dans aucune des assemblées du Directoire. Sous l'Empire,
il fut encore conseiller d'Etat (1806), gouverneur de la Banque de France
(1807), comte de l'Empire (1808). Devenu suspect au gouvernement impérial,
il fut mis à l'écart après 1812. Il fut cependant inspecteur général
des contributions aux Cent-Jours. Il mourut à Paris, en 1822.
Koch
(Christophe-Guillaume)
Cet Alsacien, né à Bouxwiller, en 1735, se fit connaître au début de
la Révolution lorsqu'il présenta à la Constituante les doléances des
protestants de sa région. N'ayant pu se faire entendre, il se fit élire
à la Législative (1791) et mena, à Strasbourg, la lutte contre la déchéance
du roi. Vivant caché sous la Terreur, il fut nommé administrateur du
Bas-Rhin par le Directoire, avant de donner sa démission. Il fut appelé
au Tribunat dès l'an VIII. Sous l'Empire, il fut recteur à Strasbourg
(1810) où il fonda un séminaire protestant. Il mourut dans cette ville,
en 1813..
[Retour haut de page]
Labrouste
(François-Marie-Alexandre)
Né à Bordeaux, en 1762, il mena d'abord une carrière dans l'administration
des vivres, avant d'adhérer aux idées nouvelles. Administrateur de la
Gironde (1792), il fut suspect au gouvernement révolutionnaire et se
cacha, fut découvert et finalement sauvé par des amis. Membre du conseil
des Cinq-Cents (1796), il rejoignit le Tribunat dès sa constitution.
Sous l'Empire, il fut directeur des Droits Réunis dans le Rhône (1805),
administrateur de la Caisse d'amortissement (1806) et chevalier de l'Empire
(1808). Il quitta ses fonctions en 1815, rentra en grâce l'année suivante
et mourut à Paris, en 1835..
Lahary
(Jacques-Thomas)
Né à Capbreton (Landes), en 1752, avocat à Bordeaux, il fut élu secrétaire
général du district de cette ville (1790) avant de devenir secrétaire
général du Sceau et de la Justice (1792), fonction dont il démissionna
très vite. Emprisonné deux fois sous la Terreur, il devint commissaire
du Directoire en Gironde (1796) avant d'être élu au conseil des Anciens
(1799). Nommé au Tribunat dès sa création, il fut par la suite chevalier
de l'Empire (1808) puis membre du Corps législatif (1810) où il siégea
jusqu'à la chute de l'Empire. Il mourut à Paris, en 1817.
Leroy
de Boisraumarié, dit "Leroy de l'Orne (Pierre-Thomas)
Originaire de Longny (Orne), où il vit le jour en 1773, il s'engagea
dans l'armée au début de la Révolution et y fit carrière jusqu'à devenir
capitaine rapporteur du conseil de guerre de Paris (1799). Il entra
au Tribunat en 1802. Il adhéra par lettre à la motion Curée et à la
proclamation de l'Empire. Versé au Corps législatif (1807), il fut chevalier
(1808) puis baron de l'Empire (1809). Il quitta son assemblée en 1811,
tout en restant fidèle à l'Empereur qu'il accompagna jusqu'à Fréjus
lors de son départ pour l'île d'Elbe. Il prit alors sa ratraite de capitaine.
Il mourut à Paris, en 1837.
Marcorelle
(Jean-François-Joseph)
Né à Toulouse, en 1760, ce diplomate fut en poste à Barcelone pendant
les dix premières années de la Révolution et entra au Tribunat dès sa
création. Il entra au Corps législatif en 1807 et fut fait chevalier
(1807) puis baron de l'Empire (1811). Il vota la déchéance de Napoléon,
en 1814. Il finit sa vie à Fronton (Haute-Garonne) et mourut en 1829.
[Retour haut de page]
Périn
d'Augny (Claude-François)
Né à Metz, en 1760, cet avocat fut un ardent révolutionnaire, sans toutefois
s'engager dans la vie politique avant 1795. Le Directoire en fit son
commissaire du gouvernement près le tribunal d'appel de Metz, nomination
confirmée au début du Consulat. Membre du Tribunat à partir de 1802,
il rentra dans sa ville en 1811 pour occuper les fonctions d'avocat
général près la cour impériale. Baron de l'Empire (1813), il conserva
ses fonctions judiciaires sous la Restauration et mourut à Metz, en
1821.
Perrée-Duhamel
(Pierre-Nicolas-Jean)
Né à Granville (Manche), en 1747, il était armateur et négociant dans
cette ville lorsque'il fut élu aux Etats-Généraux. Il rentra chez lui
en 1791 et devint maire de Granville, avant d'être élu au Conseil des
Anciens (1796). Il fut nommé au Tribunat dès sa fondation. Conseiller
à la cour des Comptes (1807), chevalier de l'Empire (1808), il mourut
à Paris, en 1816.
Sahuc
(Louis-Michel-Antoine)
Né à Mello (Oise), en 1755, il fit une brillante carrière militaire,
jusqu'à atteindre le grade de général de brigade (1798). Appelé au Tribunat
en 1802, il participa encore à plusieurs campagnes et fut promu général
de division après Austerlitz (1805). Fait comte de l'Empire (1808),
il se distingua notamment à Wagram. Il siégea en outre au corps législatif
de 1808 à 1812. Il mourut à Montagny (Seine-et-Oise, en 1813.
Savoye-Rollin
(Jacques-Fortunat) :
Né à Grenoble, en 1754, il fut avocat général près le Parlement de cette
ville de 1780 à 1790. Il vécut les dix premières années de la Révolution
à l'écart de la politique et entra au Tribunat dès sa fondation. Il
s'y opposa vivement au projet de création de la Légion d'Honneur… dont
il fut un des premiers décorés. Partisan de l'Empire, il fut préfet
de l'Eure (1805), de la Seine-Inférieure (1806) et des Deux-Nèthes (1813).
Il refusa la préfecture de la Côte d'Or aux Cent-Jours. Il avait été
fait baron de l'Empire (1809). Député de l'Isère sous la Restauration,
il mourut à Paris, en 1823.
[Retour haut de page]
Ségur
(Louis-Philippe de)
Né à Paris, en 1753, le fils aîné du maréchal de Ségur fut militaire
puis diplomate (notamment ambassadeur auprès de la Grande Catherine)
sous l'Ancien Régime puis représenta la France révolutionnaire à Rome
puis à Berlin, avant de se retirer dans sa propriété de Chatenay. Il
ne rentra dans la vie publique qu'après Brumaire, pour siéger au Corps
Législatif (1802). Très dévoué à Bonaparte (son fils allait suivre la
même voie), il fut nommé conseiller d'Etat (1803), grand-officier du
Palais, grand-aigle de la Légion d'Honneur (1805), comte de l'Empire
(1808), sénateur (1813), commissaire extraordinaire (1814). La première
Restauration n'en fit pas moins un pair de France (1814). Sétant rallié
à Napoléon pendant les Cent-Jours, il fut proscrit au retour de Louis
XVIII, avant de revenir à la chambre des pairs (1819). Il mourut à Paris,
en 1830.
Siméon (Joseph-Jérôme)
Cet Aixois, né en 1749, avocat et professeur de droit, se réfugia en
Italie pendant la Terreur. A son retour, il entama une longue carrière
parlementaire qui le vit siéger sous tous les régimes : conseil des
Cinq-Cents (il fut un temps détenu après Fructidor), Tribunat, chambre
des Repésentants des Cent-Jours, chambre des Députés de la seconde Restauration,
chambre des pairs. Sous l'Empire, il fut en outre conseiller d'Etat
(1805), organisateur du nouveau royaume de Westphalie (1807), chevalier
de l'Empire (1808). Il prit en 1813 sa retraite " administrative " pour
se consacrer à ses travaux parlementaires (qui furent importants). Il
mourut à Paris, en 1842.
Vaublanc
(Vincent-Marie Viénot de)
Né à Fort-Dauphin (Saint-Domingue), en 1756, ce militaire se lança dans
la vie politique au début de la Révolution : président de l'administration
de la Seine-et-Oise (1790), législateur (1791), opposant au gouvernement
révolutionnaire vivant caché, chef de la section royaliste de Poissonnière
en Vendémiaire, député aux Cinq-Cents (il ne fut autorisé à siéger qu'en
1797, avant d'être " fructidorisé "). Rallié au Consulat, il siégea
au Corps législatif. Sous l'Empire, il fut préfet de la Moselle (1805-1814),
chevalier puis baron de l'Empire (1809). Maintenu en Moselle par Louis
XVIII, il se réfugia au Luxembourg pendant les Cent-Jours. Après Waterloo,
il devint un des animateurs les plus enflammés du parti ultra : ministre
de l'Intérieur (1815), député (1820-1827), conseiller d'Etat (1830).
Il quitta la vie politique après l'avènement de Louis-Philippe et mourut
à Paris, en 1845.
Villot
de Fréville (Jean-Baptiste-Maximilien)
Né à Paris, en 1773, il entama une petite carrière diplomatique, en
1794, et fut nommé au Tribunat en 1801. Partisan de la proclamation
de l'Empire, il entra au conseil d'Etat (1808) et fut fait chevalier
(1808) puis baron (1809) de l'Empire. Préfet de Jemmapes (1810), intendant
de la province de Valencia (Espagne), il fut encore préfet de la Meurthe
(1812) et du Vaucluse (1813). Il poursuivit sa carrière au Conseil d'Etat
sous la Restauration et la monarchie de Juillet. Il mourut à Paris,
en 1847
|