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| La vie et les dessins de Frédéric Christophe Houdetot (1778-1859) | ||||||||||||||||||||||||||
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| Famille | |
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La famille de Houdetot est une très ancienne famille normande (1)
dont les origines remontent aux croisades. |
| Jeunesse | |
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Frédéric Christophe grandit au contact de cette assemblée
brillante. Cependant ses premiers dessins datés de 1797 à
1805 ne représentent pas seulement les amis de sa grand-mère,
mais aussi des habitants de Sannois : des enfants, de jolies jeunes
femmes, un précepteur ou un curé de Sannois côtoient
des personnages plus connus comme l'abbé Delille, auteur célébré
de de poésies pastorales, Saint-Lambert, l'ami de longue date
de sa grand-mère, le peintre David
En 1798, il s'engage comme canonnier dans l'artillerie, mais est très
vite réformé pour des problèmes de santé.
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| L'auditeur au Conseil d'Etat | |
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Autorisé à assister aux séances du Conseil, il
y trouve une inspiration certaine et exerce son talent à croquer,
parfois sur les papiers distribués en séance, les physionomies
les plus saillantes de l'assemblée. En tant qu'auditeur, il était
certainement installé le long des fenêtres donnant sur
la cour des Tuileries, sur une chaise sans table, perpendiculairement
à l'estrade accueillant l'Empereur et l'archichancelier Cambacérès.
Les orateurs les plus remarqués, debout lors de leurs interventions,
défilent sur ses dessins : Regnault de Saint-Jean d'Angely, président
de la section de l'Intérieur,
Boulay de la Meurthe, président de la section
de Législation, l'abbé Louis, etc. |
| Les premières missions en service extraordinaire (1806-1814) | |
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| Après 1815 | |
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La Seconde Restauration le fait préfet du Calvados le 12 juin
1815, poste qu'il accepte sur les instances de Matthieu Molé
et de Prosper de Barante. Le Calvados est alors occupé militairement
par les Prussiens qui exigent d'énormes contributions de guerre.
Frédéric Christophe de Houdetot résiste à
ces pressions et est arrêté, mis en garde à vue
et menacé d'être envoyé en Prusse jusqu'à
l'intervention du gouvernement qui obtient, non sans peine, son élargissement.
Il démissionne néanmoins le 31 octobre 1815, ayant fait
l'objet de menaces et de voies de faits de la part de ses administrés
(6) en s'opposant aux injonctions
des "volontaires royaux" conduits par le duc d'Aumont. Peu
de temps auparavant, il avait sauvé le général
Grouchy en le prévenant que l'ordre était donné
de l'arrêter. Le 5 mars 1819 le ministère Decazes appelle F. C. Houdetot à
la Chambre des pairs, où il siège parmi les royalistes
constitutionnels. Il accepte en 1830 la Monarchie de Juillet et conserve
son siège jusqu'en 1848. Il prend part à l'établissement du régime impérial
qu'il soutient de ses votes dans les rangs de la droite dynastique et
est réélu comme candidat officiel le 22 juin 1857.
Il meurt à l'âge de 81 ans le 21 janvier 1859, jouissant
d'un revenu de plus de 80 000 francs (7). L'album de dessins conservé à la bibliothèque
du Conseil d'Etat témoigne peu de sa vie après 1815. Quelques
caricatures à la plume, d'un trait assez féroce, datées
des années 1830 montrent cependant son goût intact pour
le dessin, de même que sa nomination comme membre de l'Académie
des Beaux Arts le 10 avril 1841. Il siège au jury du Salon de
1857 (8), aux côtés
d'Amédée Pastoret, une vieille connaissance, comme lui
ancien auditeur du Premier Empire, membre libre de l'Académie
des Beaux Arts et homme politique, dont nous connaissons grâce
à ces portraits le visage d'enfant, d'adolescent et de jeune
homme. Seuls les traits de l'artiste lui-même nous manquent, mais ses amis et connaissances nous en donnent un portrait en creux : celui d'un enfant du siècle ambitieux et charmeur. |
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1)
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Armorial général d'Hoziers, registre 7e complémentaire, 2e partie, Firmin Didot, 1868, p. 13-24. [retour] | |
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2)
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Rousseau, Jean-Jacques, Les Confessions, Livre 9. On dit souvent que Mme de Houdetot fut le modèle de Julie dans La Nouvelle Héloïse. [retour] | |
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3)
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Sannois se trouve à vingt kilomètres au Nord de Paris, dans la vallée de Montmorency, de même qu'Eaubonne. [retour] | |
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4)
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Chinard, Gilbert, Les amitiés américaines de Madame d'Houdetot, d'après sa correspondance avec Benjamin Franklin et Thomas Jefferson, Paris, Champion, 1924, viii, 62 p. [retour] | |
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5)
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Révérend, Armorial du Premier Empire, I, p. 319. Ses armes étaient d'argent à la bande d'azur, chargées d'un lion rampant d'or entre deux alérions du même; au franc-quartier des barons conseillers d'Etat. [retour] | |
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6)
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Lettre du comte d'Houdetot à M. de Barante du 1er août 1815, citée dans : Barante, Amable Prosper, Souvenirs, II, p. 185. [retour] | |
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7)
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A.N. F/1 b I/230 (3) Calvados. [retour] | |
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8)
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Huguenaud (Karine), Les Salons du Second Empire, Paris, mémoire dactylographié, 1993, 223 p. [retour] | |
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