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| Félix-Julien-Jean Bigot de Préameneu [1747-1825] | |
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La vie et la carrière de Félix-Julien-Jean Bigot de Préameneu, profond juriste et homme de foi, se sont inscrites dans la ligne tracée par son éducation et sa formation.
Il vécut alors hors de la politique active,
prêtant toutefois son concours à lorganisation des
écoles primaires de sa ville, de réfléchir sur
lutilité du papier-monnaie ou acceptant de devenir membre
associé non-résident de la classe des Sciences morales
et politiques de lInstitut (1).
Thierry Lentz
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1)
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Sur ce point, un document intéressant,
le catalogue de la vente de la bibliothèque de Bigot conservé
à la Bibliothèque nationale de France, contient deux pièces
inédites : - Une quittance comptable du 2e semestre 1811 pour 2450 ff pour les causes énoncées ci-dessus en qualité de grand officier de la légion dhonneur ; fait à Paris le 24 janvier 1812. - Une lettre autographe de Bigot de Préameneu sur sa nomination comme membre associé de l'Institut. Rennes, le 10 germinal an IV Le citoyen Bigot-Préameneu, associé non-résident au président de lInstitut national des sciences et arts. Votre lettre du 2 de ce mois, citoyen, mapprend que lInstitut national ma nommé lun de ses associés non résidant dans la classe des sciences morales et politiques, section de la science sociale et législation. Je vous prie de témoigner aux membres de lInstitut que je sens tout le prix du choix dont ils mont honoré et que jy répondrai par un dévouement sans réserve au progrès des sciences et des arts. Ils peuvent compter sur lexactitude de ma correspondance et sur mon empressement à leur envoyer tous les renseignements utiles quil me sera possible de procurer. Salut et fraternité Bigot Préameneu, Homme de loi associé de linstitut national des sciences et arts, maison du Crosu, près la Motte à Rennes. [Retour] |
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2)
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Au sein de la commission du code civil, il travailla tout particulièrement sur la paternité et la filiation, les donations entre vifs, les échanges, la contrainte par corps en matière civile et les contrats.[Retour] | |
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3)
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Le ministère des Cultes avait été créé le 10 juillet 1804, par transformation en ministère dune direction de lIntérieur. Le premier titulaire du portefeuille avait été Portalis, décédé en fonction. Le ministère des Cultes devait veiller à la bonne application du Concordat et des lois qui lavaient suivi. Il préparait les décisions de Napoléon concernant les nominations et les autorisations diverses que lEtat devait accorder (réunion de conciles, ouverture de chapitres, de lieux de culte, création de paroisses, etc). Il surveillait lexercice du culte et devait sassurer que les pratiques religieuses ne soient pas contraires à lordre et à la tranquillité publics. Enfin, il administrait les ecclésiastiques qui dépendaient de lEtat, notamment en leur versant leurs traitements. Le ministère était compétent aussi bien pour les affaires catholiques que pour celles touchant aux autres religions. [Retour] | |
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4)
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Bigot de Préameneu est enterré au Père-Lachaise. De son mariage avec Eulalie-Marie Barbier, il avait eu deux filles : Eulalie-Jean et Eugénie.[Retour] | |
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