Lettres de Napoléon 1er à Bigot de Préameneu [1800-1815]
 
Correspondance de Napoléon à Bigot de Préameneu : premier semestre 1810 (janvier-mai)


  [27] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 6 janvier 1810
   [28] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 10 janvier 1810
   [29] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 13 janvier 1810
   [30] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 15 janvier 1810
   [31] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 16 janvier 1810
   [32] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du18 janvier 1810
   [33] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 24 janvier 1810
   [34] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 24 janvier 1810
   [35] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 2 février 1810
   [36] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 4 février 1810
   [37] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 13 février 1810
   [38] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 11 mars 1810
   [39] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 3 avril 1810
   [40] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 9 avril 1810
   [41] Lettre d’avril 1810
   [42] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 7 mai 1810
   [43] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 9 mai 1810
   [44] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 9 mai 1810
   [45] Lettre sans date, reçue le 14 mai à midi, 1810
   [46] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 16 mai 1810
   [47] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 16 mai 1810
   [48] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 29 mai 1810




 [27] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 6 janvier 1810 (1)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je pense qu’il est nécessaire de faire un court exposé de l’affaire Delaye auquel on joindra les différentes pièces, pour en saisir une commission qui sera présidée par Monsieur l’Archichancelier et composée de vous, du ministre d’Etat Regnaud (2), du président de la section des Finances Boulay (3), et du conseiller d’Etat Merlin (4), et prendre leur avis sur les différentes questions. Rédigez votre rapport au Conseil d’Etat et proposez un décret et les autres mesures à prendre. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris, le 6 janvier 1810
Napoléon


 [28] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 10 janvier 1810 (5)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, donnez ordre au Général Miollis de faire emballer toutes les archives du Saint-Siège et de les envoyer en France sous bonne escorte. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Paris, le 10 janvier 1810
N


 [29] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 13 janvier 1810 (6)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je vous envoie les réponses qui me sont faites à différentes questions par le Comité Ecclésiastique (7). Je désire que vous fassiez lecture de ces pièces (8) chez Monsieur l’archichancelier auquel j’ordonne de réunir à cet effet mes ministres d’Etat Treilhard et Regnaud (9) et le Sieur Guieu (10). Vous me ferez connaître leurs observations et les vôtres sur les différentes questions. Cela se fera promptement et sans éclat. Vous me donnerez par copie de ces pièces que vous garderez toujours par devant vous. Vous vous bornerez à en faire lecture, et vous rédigerez les observations qui pourront être faites sur ces matières. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris le 13 janvier 1810
Napoléon


 [30] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 15 janvier 1810 (11)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, écrivez au président de la Consulte à Rome de vous envoyer l’anneau du Pêcheur, les sceaux du Souverain Pontife, les ornemens de la Thiare et tout ce qui pourrait servir au pape dans les cérémonies ; enfin, toutes les fois qu’il se rencontrerait un individu s’annonçant comme tenant du Pape du pouvoir pour gérer les affaires spirituelles, de le faire partir pour Paris. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris le 15 janvier 1810
Nap

Notes
Anneau du pape
Sceau du pontife
Thiare ornemens
Fondés de pouvoir


 [31] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 16 janvier 1810 (12)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je vous envoie deux autres cahiers d’informations du Comité du Clergé sur la bulle (13). Communiquez les au Conseil qui s’assemble chez Monsieur l’Archichancelier, et faites moi un rapport sur le tout. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris, le 16 janvier 1810
Napoléon


 [32] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 18 janvier 1810 (14)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, donnez l’ordre au général Miollis d’envoyer à Paris Monsignor Grégori (15) et généralement tous ceux qui montreront du pouvoir pour les affaires spirituelles qui ne doivent plus être gérées à Rome. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde. A Paris, le 18 janvier 1810.
Napoléon


 [33] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 24 janvier 1810 (16)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, vous avez fait en 1809 une recette extraordinaire de 1 200 000 francs fournis par la Consulte de Rome pour le service du pape vous devez recevoir cette année 1 800 000 francs pour le même objet, ce qui fera trois millions pour les deux années (17). Faites moi connaître à combien se sont montées jusqu’à présent les dépenses de la maison du pape et autres de même nature, et ce qui reste des fonds versés. Vous diviserez en dépenses par chapitre et selon les formes du budget. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Paris, le 24 janvier 1810
Napoléon


 [34] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 24 janvier 1810 (18)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je vous envoie une nouvelle réponse à la quatrième question (19). Communiquez la au conseil, et faites moi connaître son opinion. Je vous envoie un mémoire du comité du clergé sur plusieurs demandes d'objets qui me paraissent fondées, ou du moins que je ne trouve pas d’inconvénient à accorder. Faites moi un rapport sur chacune d’elles et sur les articles des Lois organiques. Dans votre rapport parlez du pape et de ses criailleries contre les lois organiques. Je vous envoie également une réclamation contre la loi sur la fabrique dont je n’ai ,pas connaissance. Faites ceci un rapport sur les réclamations. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Paris, le 24 janvier 1810
Napoléon


 [35] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 2 février 1810 (20)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je reçois votre lettre et j’y réponds. – faites venir à Paris en poste, Mr Martorelli archiviste général, et adressez le au S. Daunou, mon archiviste (21). – Donnez l’ordre que toutes les archives du Vatican, de la daterie, de la Pénitencerie et autres sous quelque titre que ce soit, soient transportées à Paris sous bonne et sûre escorte, et qu’à cet effet on fasse partir de Rome un convoi de cent voitures toutes les semaines. Les voitures déposeront les archives à Suze et retourneront à Rome pour en chercher d’autres. Le Sr Daunou aura à Suze un agent qui sera chargé de faire transporter ces archives aux archives de Paris. – Mon intention est de faire venir à Paris toute la pénitencerie. S’il n’y a que 15 personnes, vous le ferez venir jusqu’à Fontainebleau : vous me ferez un rapport sur chacun de ces individus, et on verra à les loger à Paris. – Mon intention est de faire venir à Paris, non seulement les ornemens pontificaux, mais encore la thiare et autres joyaux servant dans les cérémonies des Papes ; il y a entre autres une thiare que j’ai donnée au pape, qu’il ne faut pas laisser à Rome. Entendez-vous avec le ministère de l’Intérieur pour que l’Hôtel de Soubise soit disposée pour contenir cette immense quantité de papier. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Paris le 2 février 1810
Napoléon


 [36] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 4 février 1810 (22)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, donnez ordre au général Miollis de renvoyer de Rome tous les ministres étrangers, entre autres ceux d’Italie, de Bavière et de Naples et celui de France. Il fera connaître à ces ministres que s’ils sont chargés des affaires ecclésiastiques de leur cour, et doivent se rendre à Paris où sont transportés les offices de la Daterie et de la Pénitencerie. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris, le 4 février 1810
Napoléon


 [37] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 13 février 1810 (23)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je vous envoie des pièces qui viennent de Rome, qu’on a trouvées dans le secrétaire même du pape. Faites moi l’analyse de toutes ces pièces. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris, le 13 février 1810
Napoléon


 [38] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 11 mars 1810 (24)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je vous envoie un rapport qui m’est fait par une commission extraordinaire que j’en avais chargé l’année passée. Je suppose que depuis ce tems le ministre des Finances et vous avez eu de nouveaux renseignements. Je désire que vous me représentiez mercredi prochain ce rapport avec les renseignements que vous avez sur les ordres religieux encore existants. Je désire fort supprimer tous les ordres religieux dans les quatre départements du Rhin, dans le Piémont, en Toscane, à Parme et à Gênes, afin que je n’en entende plus parler, et qu’on soit tout à fait défait de cette vermine de moines (25). – Quant à Rome, ce sera l’objet d’un rapport particulier. Réunissez tous les renseignements ; adressez vous pour ceux qui vous manqueraient, au ministre des Finances qui écrit à Rome pour vous les procurer. Mais j’ai hâte de profiter de ce moment qui est un moment de paix pour supprimer tous les moines et en finir. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris le 11 mars 1810
N


 [39] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 3 avril 1810 (26)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, plusieurs cardinaux ne sont pas venus hier, quoiqu’invités, à la cérémonie de mon mariage ; ils m’ont par là essentiellement manqué (27). Je désire connaître les noms de ces cardinaux, à savoir quels sont ceux qui ont des évêchés en France, dans mon royaume d’Italie ou dans le royaume de Naples. Mon intention est de donner [sic] à ces individus (28) leur démission, et de suspendre le payement de leurs pensions, ne les considérant plus comme cardinaux (29). Vous me ferez un rapport là dessus, pour que je prenne un décret authentique. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Paris le 3 avril 1810
Napoléon


 [40] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 9 avril 1810 (30)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, faites moi un rapport sur les évêques des Etats de Rome. Ont-ils tous prêtés serment ? Dans quelles dispositions sont-ils ?
Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Compiègne, le 9 avril 1810


 [41] Lettre d’avril 1810 (31)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je reçois votre rapport sur le clergé de Rome (32). Je désire que vous me présentiez un projet de travail pour supprimer les moines et leur donner des pensions ; 2°. Pour astreindre les évêques et chanoines au serment d’obéissance prescrit par le Concordat ; 3° pour réunir les évêchés et paroisses, de manière à en réduire le nombre (33). Ce travail, une fois adopté, servira de règle. On commencera par décréter la disposition relative à la prestation de serment et successivement toutes les autres. Il faudrait me présenter de pareilles dispositions, pour la Toscane, qu’on exécutera graduellement, dans le but de supprimer les couvens et de réduire les évêchés et paroisses (34). – On pourrait dès aujourd’hui décréter que les évêchés de Porto Santo et de Rufino seront réunis à celui de Rome. Il faut ordonner à monsignor Severoli évêque de Viterbe de retourner dans son diocèse et séquestrer ses revenus jusqu’à ce qu’il soit retourné. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Compiègne, le avril 1810


 [42] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 7 mai 1810 (35)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, donnez ordre que conformément à nos lois il ne soit plus conservé aucun prêtre dans les deux départements de Rome et du Trasymène sans ma permission. Prévenez aux préfets, sous préfets et maires de tenir le maire à l’exécution de cet ordre.
Donnez ordre que tous les prêtres séculiers, religieux ou religieuses étrangers à la ville de Rome, retournent dans la commune où ils sont nés (36).
Donnez ordre à la Consulte de faire prêter serment à tous les évêques ; d’envoyer en France ceux qui s’y refuseraient, et de faire mettre le séquestre [sic] sur leurs biens (37).
Je suppose que l’ordre a déjà été donné à tous les religieux qui ne sont pas nés dans le département de Rome et du Trasymène de se rendre au lieu de sa naissance. Il faut que les censures précèdent de quinze jours le décret qui supprime toute la corporation religieuse qui vous sera expédié par le secrétariat d’Etat.
Mandez à la Consulte que dans le siège existant, plusieurs sont vacants par la démission donnée à Paris par les cardinaux titulaires, d’autres par morts, que probablement un grand nombre va vaquer par le refus que feront les titulaires de prêter serment ; que je n’attache pas d’importance à ceux qu’ils prêtent leur serment [sic], qu’on fasse en sorte qu’il y en ait que trois seulement qui le prêtent, ne voulant conserver dans les deux départements que trois évêchés ou au plus quatre.
Prévenez la Consulte que vous me proposez le décret de suppression ; qu’ils ne tarderont pas à le recevoir; qu’ils fassent tout promptement la disposition nécessaire pour être en force et être maître partout, que je vais frapper un coup de foudre, que je donne des ordres au prince Félix (38), commandant la 29e division militaire et au vice-roi (39) pour qu’ils tiennent des forces à leur disposition, prêtes à se porter partout où la Consulte la requerra.
Vous ajouterez à la Consulte qu’après avoir fait prêter serment aux évêques et fait enlever les récalcitrants, elle le fasse prêter aux chanoines, et en cas de refus use envers eux de la même rigueur.

Bois le Duc le 7 mai 1810
Napoléon


 [43] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 9 mai 1810 (40)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je vous envoie un projet de décret que vous rédigerez dans la forme et dans les termes convenables. Il sera tenu secret et mis à exécution seulement lorsqu’on connaîtra l’effet qu’a produit celui relatif aux départements romains (41). Vous le garderez donc pour le présent à ma signature passé le 1er juillet. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Bergopzoom le 9 mai 1810
Napoléon


 [44] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 9 mai 1810 (42)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, vous recevrez un décret par lequel j’ordonne qu’au 15 juin tous les ordres religieux soient détruits dans les départemens de Rome et de Trasymène.
Je suppose que vous avez déjà donné des ordres pour que
1° tous les ecclésiastiques, soit de France, soit d’Italie, soit de Naples, soit d’Allemagne, d’Angleterre, d’Irlande, de Danemark, de Hollande, etc. soient renvoyés dans leur pays.
2° tous les individus qui ne sont pas dans les ordres sacrés cessent de porter l’habit ecclésiastique ; et ceux qui sont dans es ordres sacrés ne portent l’habit ecclésiastique que dans les séminaires.
J’ai ordonné que trois colonnes se rendent de Bologne à Perugia, l’autre de [laissé en blanc] à Ancône, et l’autre de Florence à Arrezo. Les 7 ou 8 000 hommes seront à la disposition du Général Miollis qui les portera rapidement partout où la tranquillité publique serait troublée.
Je suppose que tous les prêtres auront à l’heure qu’il est prêté serment, ou auront été dirigés sur la route de France, sans hésitation, que tous les évêques, curés, vicaires, chanoines, auront prêté serment ou seront sur la route de France
Que les biens des chanoines, chapitres, évêques, qui n’auraient pas prêté serment ont été saisis par l’enregistrement. Quant aux évêques, il faut qu’on saisisse non seulement leurs biens ecclésiastiques mais aussi leurs biens patrimoniaux.
Rédigez un décret conçu à peu près dans les termes suivants que je signerai aussitôt que le nombre des évêques qui n’auront pas prêté serment sera connu
“ considérant que dans l’Empire, il y a des évêchés qui ont un million d’habitants, tandis que dans les deux départements de Rome et de Trasimène qui n’ont que 700 000 habitants il y a 30 évêchés, que cette disproportion énorme et cette multiplicité d’évêchés fort contraires aux lois de l’Empire et incompatibles avec l’ordre et avec la hiérarchie ecclésiastique ; que le plus grand nombre de ces évêchés sont vacants par démission, mort ou rébellion, nous avons décrété et décrétons les articles suivant :
1°. Tel et tel évêché est supprimé et réuni etc.
tel et tel chapitre est supprimé. Il n’en est conservé qu’un seul par cathédrale composé de tant de membres : de même pour les séminaires, etc.
Titre 2, des Paroisses. Il ne restera que tant de paroisses à Rome, telle et telle sont conservées (il me semble que 20 paroisses sont suffisantes). ”
Vous ferez également la circonscription des 20 principales villes, de manière que, dans les villes peuplées de moins de 5000 âmes, il n’y ait qu’un curé, et que dans les villes de plus de 5000 âmes, il y ait un curé à raison de 4 à 5000 âmes.
Faites ce décret le plutôt possible, afin que je le signe à mon arrivée à Paris, et qu’il puisse être à Rome avant le 15 juin, pour que les coupes se succèdent sans interruption (43).
Si d’autres dispositions sont nécessaires sur cette matière, proposez la moi, afin que juin passé, les départements de Rome se trouvent organisés, comme le reste de la France pour les affaires ecclésiastiques.
Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Bergopzoom, le 9 mai 1810
N

Projet de décret joint à la lettre du 9 mai 1810
Projet de décret
Napoléon etc. etc. etc.
Considérant qu’un des avantages de notre Empire sur tous ceux qui ont existé avant lui, est l’uniformité des lois sur la législation, l’administration, les finances, et voulant ramener à cette uniformité la partie de notredit empire qui
Nous avons décrété etc.

Article 1er.
Tous les couvens de Religieux et de religieuses sont supprimés dans le département du Taro, même les mendiants.
Les pensions seront fixées conformément à ce qui a été fait dans le reste de l’Empire.

Art. 2. Il en sera fait de même dans les départements de Gênes, de Montenotte et des Appenins

Art. 3. Il sera conservé un seul couvent à Plaisance,
un à Parme
un à Gênes
et un à Savone
en ayant soin de choisir le plus convenablement situé et le plus beau, pour servir aux besoins publics

Art
Les religieux supprimés par le présent décret se rendront dans la paroisse où ils sont nés pour assister le curé dans la fonction ecclésiastique.

Art
De sorte qu’après l’exécution de ce décret, il n’y aura plus de religieux, de quelqu’ordre que ce soit, dans les départements au delà des Alpes, excepté les ceux qui restent au Piémont, les quatre confirmés par le présent décret, et les quatre confirmés dans les départements de Rome et de Trasimène, cette exception étant un effet de l’intention où nous sommes d’instituer quelques autres couvens dans notre Empire pour les besoins publics.


 [45] Lettre sans date, reçue le 14 mai à midi, 1810 (44)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, mon intention est que le général Miollis n’accorde à aucun ecclésiastique étranger la permission de rester à Rome, et que toutes les mesures soient prises pour organiser les deux départements à l’instar du reste de la France. Je suis persuadé qu’il n’y a pas besoin de troupes à Rome ; cependant, j’en ai envoyé 12 000 hommes en trois colonnes ; j’en enverrai 100 000 si cela est nécessaire ; il faut qu’au premier juillet tout soit fait dans les départements Romains sur le même pied qu’à Paris. Je ne suis pas éloigné de m’emparer des biens ecclésiastiques séculiers, pour doter les prêtres comme ils le sont en France et même mieux. Ecrivez à Rome pour avoir un rapport sur la contenance des biens ecclésiastiques séculiers. Comme la dixme [sic] doit être supprimée, ainsi qu’elle l’a été en France et en Piémont, ce sera une diminution considérable dans les revenus : il faudra faire connaître ce qui restera. Sur ce, je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Napoléon


 [46] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 16 mai 1810 (45)

Monsieur le Comte Bigot-Préameneu, je n’ai pas de difficulté à accorder des pensions à ceux des moines en ce moment à Rome, qui sont sujets de mon Empire, ainsi qu’à ceux qui sujets de mon royaume d’Italie. Le Roi de Naples doit également accorder la pension à ceux qui sont napolitains. Ecrivez dans ce sens à la Consulte. - Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Lacken, le 16 mai 1810
Napoléon


 [47] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 16 mai 1810 (46)

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je vous prie de me faire mettre sur une carte des Etats de Rome, la division actuelle du diocèse et la nouvelle circonscription de deux ou trois diocèses, qui doivent comprendre le territoire de tous les autres et que vous me proposerez de déterminer par un projet de décret. – Je vois que plusieurs évêques se sont déjà mal comportés. Ecrivez qu’on les envoye en France sous bonne et sûre escorte. On doit y diriger également tous ceux qui ne prêteront pas serment. Il serait à désirer que sur trente, il y en eut au moins 3 ou 4 qui prêtassent serment. – Voici mes dispositions pour les biens : - tous les biens des évêques seront mis sous la main de la régie de l’Enregistrement, exceptés ceux des trois évêchés conservés. Si ceux-ci ne ’élèvent pas un revenu de 30 000 f on donnera aux évêques conservés un supplément en pension, jusqu’à concurrence de cette somme, comme cela se fait en France (47) – Vous devez donc me présenter un décret de circonscription des trois évêchés (48). Ce décret prononcera le séquestre sur les biens des autres évêchés. Il portera en blanc la nomination des 3 évêques et il règlera le supplément qui leur sera accordé jusqu’à concurrence de 30 000 F. Vous me proposerez la même opération sur les chapitres. Tous leurs biens seront séquestrés à l’exception de ceux des trois chapitres conservés lesquels seront augmentés de manière à ce qu’ils gagnent une augmentation du double de ce qu’ils ont aujourd’hui. – Par la carte que vous m’adresserez, je verrai quel sera l’arrondissement de l’évêché de Rome proprement dit. On ne doit rien changer et il faut laisser la ville de Rome sous la juridiction de l’évêque. Le Pape serait donc le 3e ou le 4e évêque. – Il est aussi nécessaire de faire connaître ce qu’on doit conserver du chapitre du pape comme évêque. Je suppose que ce chapitre est celui de Latran. – Ainsi, mon but est d’arriver dans le courant de l’été 1° à n’avoir plus de religieux et de religieuses à Rome et avoir fait séquestrer tous leurs biens. 2° à avoir fait séquestrer tous les biens des évêques et des chapitres, exceptés ceux des trois évêchés et des chapitres conservés. Il y a plusieurs séminaires et congrégations religieuses qui appartiennent à Rome comme capitale de la Chrétienté. Je désire que vous me fassiez un rapport à leur égard, mon intention étant de les faire venir tous à Paris. Faites moi aussi connaître si les officiers de l’Etat civil sont établis à Rome conformément au Code Napoléon. – Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Lacken le 16 mai 1810
Napoléon


 [48] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 29 mai 1810

Monsieur le Comte Bigot Préameneu, je vous envoie une lettre que je vous prie de garder pour vous seul, et dont je désire que vous me donniez l’explication (49). Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde. Au Havre, le 29 mai 1810.Lettre de l’abbé Emery du 26 mai 1810 (copie)
L’abbé Emery
à l’ab. Beaufort, vicaire général (50)
À Cahors
Paris, le 26 mai 1810
Il est très sérieusement question de transporter le séminaire SS dans les bâtiments de St Nicolas, qu’on commence à rétablir dans ce dessein (51). Un arrêté voulait que la translation eut lieu le 1er mai, mais l’impossibilité a opposé un autre arrêté auquel on obéit toujours. Il est même très difficile que cette translation puisse s’exécuter au commencement de l’année prochaine. On suppose une translation entière, ce qui suppose entraîner celle des maîtres aussi bien que des élèves, et c’est encore beaucoup. Car on en veut et au noms et aux personnes ; celles-ci n’essuyent une attaque directe, en tant qu’on soupçonne qu’elles forment corps et vous voyez par les nouvelles que la haine que la haine des corps et des corporations se conserve dans toute sa force. J’espère cependant encore de bénéficier du tems et surtout de la protection des Saints protecteurs et supérieurs.
J’espère que nous pourrons procurer une niche à votre Sainte-Vierge (52), sans vous mettre à contribution quoique vous ayez 3 ans plus que moi, je peux fort bien vous précéder ; mais comme le locataire est possible, si vous faites quelques dispositions pieuses, destinez moi quelques cent livres que j’employerai en œuvre pie dans l’établissement d’Issy qui est le seul monument à Paris qui, avec la maison de Vaugirard, rappelle l’ancien S.S., et que je prends des mesures pour être conservé dans le cas même où nous n’aurions pas de séminaire : mais l’état des choses ne peut pas durer avec violence (53). Le Gouvernement peut changer de système, et le bras de Dieu n’est pas raccourci.

 

Lecestre : “ leur ” au lieu de “ ces individus ”.
         
 
1)
Inédit [retour]
 
2)

Michel-Louis-Etienne Regnaud de Saint-Jean-d’Angély (1762-1819), président de la section de l’Intérieur du Conseil d’Etat. [retour]

 
3)
Antoine-Jacques-Claude-Joseph Boulay de La Meurthe (1761-1840). [retour]
 
4)
Philippe-Antoine Merlin de Douai (1754-1838), procureur général impérial près la Cour de cassation et conseiller d’Etat, il intervient souvent au Conseil dans les délibérations qui ont trait aux affaires religieuses. [retour]
 
5)
Correspondance, 20, p. 129, N° 16128. [retour]
 
6)
Correspondance, 20, p. 141-142, N° 16135. [retour]
 
7)
Il réunit, à partir du 16 novembre 1809, chez le cardinal Fesch, le cardinal Maury, évêque de Montefiascone, Mgr de Barral, archevêque de Tours, Mgr Mannay, évêque de Trêves, Mgr Duvoisin, évêque de Nantes, Mgr Bourlier, évêque d’Evreux, Mgr Canaveri, évêque de Verceil, et l’abbé Emery, supérieur de la compagnie de Saint-Sulpice, ainsi que le Père Fontana, supérieur des Barnabites. Le Comité devait répondre à trois séries de questions, portant sur le gouvernement de l’Eglise, sur le respect du Concordat, sur l’institution canonique des évêques, sur le découpage des évêchés en Toscane, sur la bulle d’excommunication. Le Comité remet son rapport à Napoléon le 10 janvier 1810. [retour]
 
8)
Réponse conservée aux Archives Nationales, AF IV 1047. [retour]
 
9)
On peut noter l’expression “ ministres d’Etat ” pour désigner les présidents de section du Conseil d’Etat, à savoir Treilhard, président de la section de Législation et Regnaud de Saint-Jean d’Angély, président de la section de l’Intérieur. [retour]
10)
Maître des requêtes au Conseil d’Etat.[retour]
 
11)
Correspondance, 20, p. 146, N° 16139. [retour]
 
12)
Inédit [retour]
 
13)
Le Comité ecclésiastique avait continué à se réunir pour discuter de la bulle d’excommunication, et avait décrété qu’elle était “ nulle et non avenue ”, s’appuyant sur les quatre articles de 1682, charte du gallicanisme, qui établissait l’indépendance des souverains, au temporel, vis-à-vis de toute puissance ecclésiastique. [retour]
 
14)
Correspondance, 20, p. 148, N° 16143. [retour]
 
15)
Sans doute Mgr Di Gregorio, prélat romain, secrétaire de la Congrégation du Concile, arrêté le 30 janvier 1810. Il devient cardinal en 1816. [retour]
  16) Inédit [retour]
 
17)
La Consulte de Rome devait verser chaque année pour l’entretien du pape une somme de 1,2 millions de francs. A partir du moment où l’État français pourvoit à l’entretien du pape, il considère avoir un droit de regard sur ces sommes. Dans sa réponse, datée du 25 janvier 1810 (AF IV/1047), Bigot précise qu’il reste sur les 1,2 M une somme de 548 914,57 fr. Il envisage d’utiliser cette somme pour acheter des bâtiments à Paris afin d’installer le Saint-Siège (daterie, pénitencerie, un séminaire), prolongeant le projet de transfert du Saint-Siège dans la capitale de l’Empire. [retour]
 
18)
Correspondance, 20, p. 161, N° 16164. [retour]
 
19)
Cette quatrième question posée au Comité ecclésiastique portait sur les articles organiques et sur la manière de les amender. Sur proposition du Comité, ils furent amendés sur plusieurs points, par un décret du 28 février 1810 : les brefs de la pénitencerie peuvent être adressés aux évêques sans autorisation, l’âge minimum pour être ordonné prêtre est abaissé à 22 ans, l’élection des vicaires capitulaires à la mort d’un évêque est rendue au chapitre. [retour]
20)
Correspondance, 20, p. 199, N° 16196.[retour]
 
21)
Pierre-Claude-François Daunou (1761-1840), membre du groupe des Idéologues, il avait été évincé du Tribunat en 1802, avant d’être nommé en 1804 directeur des Archives nationales, devenues Archives de l’Empire en 1805. [retour]
 
22)
Correspondance, 20, p. 201, N° 16200. [retour]
 
23)
Lecestre, 2, p.12, N° 584, d’après AF IV 883. Haussonville, III, p. 510. [retour]
 
24)
Correspondance, 20, p. 304, N° 16323. [retour]
 
25)
Il s’agit des ordres religieux d’hommes, en principe interdits en France depuis la Révolution, mais très présents dans les autres régions catholiques de l’Empire, notamment les départements italiens. En 1808, Napoléon avait rappelé l’interdiction des Pères de la Foi, sous l’habit desquels il voyait les jésuites. Il poursuit sa lutte contre les ordres en 1810, considérant qu’ils sont des agents de la papauté. [retour]
 
26)
Lecestre, 2, p.21, N° 598, d’après AF IV 883 [retour]
 
27)
Napoléon évoque bien sûr la cérémonie religieuse de son mariage avec Marie-Louise à laquelle treize cardinaux, présents à Paris, ont refusé de participer, rappelant par ce geste qu’ils ne reconnaissaient pas la nullité du premier mariage de Napoléon, avec Joséphine, décidée par l’officialité métropolitaine de Paris. Ces treize cardinaux sont Mattei, Pignatelli, Della Somaglia, di Pietro, de Saluzzo, Ruffo, Brancadoro, Scotti, Litta, Gabrielli, Galessi, Charles Oppizzoni (1769-1855), Hercule Consalvi (1757-1824). [retour]
 
28)
Lecestre : “ leur ” au lieu de “ ces individus ”.[retour]
 
29)
Privés de leur traitement, mais aussi de leurs attributs cardinalices, de couleur rouge, ils doivent se contenter d’une simple soutane, d’où leur nom de “ cardinaux noirs ”.[retour]
30)
Inédit  [retour]
 
31)
Correspondance, 20, p. 332, N° 16376. Datée du 10 avril 1810. [retour]
 
32)
La réunion des Etats du pape à la France pose le problème de leur organisation religieuse. Les deux départements de Rome et de Trasimène comprenaient en effet 33 diocèses et un clergé très nombreux. Selon le rapport que lui adresse Bigot le 10 avril 1810 (AF IV/1047), il y aurait dans les deux départements 5200 prêtres séculiers, 5500 moines et 4200 Religieuses. [retour]
  33) L’application du concordat de 1801 aux départements italiens doit conduire à la diminution des diocèses et du nombre des paroisses, donc à une diminution du clergé. Bigot envisage de ne conserver que trois diocèses, dix fois moins que le nombre antérieur. Il décide également d’obliger à partir tous les prêtres et religieux n’étant pas nés dans la région. [retour]
 
34)
La Toscane, réunie à la France, en 1809, pose les mêmes problèmes. [retour]
 
35)
Correspondance, 20, p. 382, N° 16442. [retour]
 
36)
C’est la suite des propositions formulées en ce sens par Bigot, dans son rapport du 18 avril 1810 (AF IV/1047) [retour]
 
37)
Bigot avait signalé, le 10 avril, qu’aucun des trente évêques romains n’avaient prêté serment à l’Empereur. [retour]
 
38)
Félix Bacciochi (1762-1841), prince de Lucques et de Piombino, époux d’Elisa Bonaparte, général de division depuis mars 1809. [retour]
 
39)
Eugène de Beauharnais (1781-1824), vice-roi d’Italie.[retour]
  
40)
Inédit  [retour]
 
41)
Allusion au projet de décret du 7 mai concernant la réorganisation des diocèses romains et la suppression des ordres religieux. [retour]
 
42)
Correspondance, 20, p. 391, N° 16449 [retour]
 
43)
Ce projet deviendra le décret du 18 juin 1810 réorganisant les diocèses des départements romains, en n’en conservant que treize. [retour]
 
44)
Correspondance, 20, p. 397, N° 16458. Datée de Middelburo, 11 mai 1810. [retour]
 
45)
Correspondance, 20, p. 418, N° 16480 [retour]
 
46)
Lecestre, 2, p. 29, N° 612. Haussonville, III, p. 515 [retour]
 
47)
En France, les évêques touchent un traitement, censé compenser la perte des biens de l’Eglise en 1790. En Italie, en revanche, les évêchés ont conservé leurs revenus et sont donc beaucoup plus rentables. La somme de trente mille francs évoquée par Napoléon, représente le triple du traitement d’un évêque français. [retour]
 
48)
Bigot adresse son rapport à Napoléon le 15 juin 1810, en joignant la carte demandée. A cette date, treize évêques sur trente-trois ont prêté serment à Napoléon ; il suggère donc de conserver treize diocèses, soit dix de plus que le nombre fixé par l’empereur. De fait, le décret du 18 juin 1810 ne conserve que treize diocèses dans les deux départements de Rome et de Trasimène (AF IV/1047).[retour]
 
49)
Cette lettre avait été transmise à Napoléon par Fouché. [retour]
 
50)
En réalité chanoine de Cahors. [retour]
 
51)
Emery fait allusion au projet de transfert du séminaire parisien de Saint-Sulpice à Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Le projet visait à enlever aux sulpiciens le contrôle de la formation des prêtres parisiens. Un décret du 14 février 1810 avait décidé ce transfert, en même temps que la suppression de la Compagnie, mais Emery espérait bien que la mesure serait rapportée. Elle n’est d’ailleurs effective qu’en 1811 lorsque les professeurs sulpiciens sont remplacés par des prêtres parisiens, sous la direction de l’abbé Jalabert, vicaire général de Paris et nouveau supérieur du séminaire. [retour]
 
52)
L’original porte “ à votre statue de Notre-Dame du Carmel ”. Cette statue, qui se trouvait, avant la Révolution, dans le jardin des Carmélites de Saint-Denis, avait été rachetée par l’abbé Beaufort. Elle fut placée par les sulpiciens dans le jardin de leur maison d’Issy. Voir Jean LEFLON, Monsieur Emery, Paris, Bonne Presse, 1946, p. 453. [retour]
53)
La maison d’Issy que la Compagnie possédait avant la Révolution fut rachetée en 1804 et servait de maison de campagne aux séminaristes parisiens. Elle abritera ensuite les deux premières années du séminaire, c’est-à-dire les années de philosophie.[retour]