Lettres de Napoléon 1er à Bigot de Préameneu [1800-1815]
 
Correspondance de Napoléon à Bigot de Préameneu : l'année 1809


  [12] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 1er janvier 1809
  [13] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 15 juillet 1809
  [14] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 2 août 1809
   [15] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 6 août 1809
   [16] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 13 août 1809
   [17] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 7 septembre 1809
   [18] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 12 septembre 1809
   [19] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 23 septembre 1809
   [20] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 24 septembre 1809
   [21] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 3 octobre 1809
   [22] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 3 octobre 1809
   [23] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 3 octobre 1809
   [24] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 21 octobre 1809
   [25] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 28 octobre 1809
   [26] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 18 décembre 1809




 [12] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 1er janvier 1809 (1)

Monsieur Bigot Préameneu, témoignez mon extrême mécontentement à l’archevêque de Bordeaux (2) sur le sermon qui a été prononcé le 4 décembre par l’abbé d’Anglade (3). Dites lui que je n’ai reconnu en cela ni les sentimens de l’archevêque, ni ce que j’ai le droit d’attendre du clergé de Bordeaux. Quant au Sr d’Anglade, j’ai ordonné au ministre de la Police de le faire arrêter ; et je le punirai de telle manière que cela serve d’exemple aux autres. Témoignez également mon mécontentement à l’archevêque sur le mauvais esprit qui a dicté son instruction relative au message par lequel j’ai appelé mes peuples à la défense de la Patrie.
Cet esprit s’est particulièrement manifesté par les expressions : “ en faisant cette communication à vos paroissiens, vous ne manquerez pas de les porter avec un zèle prudent à se soumettre aux ordres de la Divine Providence, lorsqu’elle exige que nous achetions par des sacrifices pénibles mais passagers, ce repos qui est l’objet de l’espérance chrétienne ”.
L’archevêque de Bordeaux est sans doute un homme de bien, mais il est entouré de mauvais sujets dont il ne sait pas se défier ou qu’il ne peut contenir 
(4). Mandez le sur le champ à Paris (5). [Je vous envoie la lettre que j’écris à l’archevêque de Bordeaux. Vous la lui ferez passer, lorsque vous serez informé que l’abbé d’Anglade a été arrêté et qu’il est arrivé à Paris.] (6)
Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Benavente, le 1er janvier 1809
Napoleon


 [13] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 15 juillet 1809 (7)

Monsieur Bigot Préameneu, je réponds à vos lettres du 23 juin et du 4 juillet. La bulle d’excommunication est une pièce si ridicule qu’elle ne mérite pas qu’on y fasse attention. Ce qui mérite attention (8), c’est de prendre des mesures pour pourvoir aux évêchés vacans. Les archevêchés de Lyon (9), de Malines (10), d’autres évêchés sont vacants (11). Il est nécessaire de savoir quel est le parti que le pape veut prendre (12). A cet effet, les cardinaux Fesch, Caprara, comme archevêque de Milan, Caselli comme archevêque de Parme, Maury comme archevêque de Montefiascone (13) aujourd’hui réuni à la France (14), l’archevêque de Tours (15) et d’autres évêques de cette réputation doivent écrire au Saint Père pour lui demander ce qu’il veut faire, lui représenter que les affaires spirituelles et temporelles ne peuvent être confondues, et que s’il n’institue pas les évêques aux termes du Concordat, il élèvera schisme [sic]dans l’Eglise, et que s’il y a des troubles, ce sera au détriment de la religion. Il faut donc lui demander qu’il institue les évêques, que dans la bulle d’institution, je ne demande pas mieux qu’il ne soit pas fait mention de moi, que la demande n’en sera pas signée par moi, mais sera faite par une lettre du Ministre des Cultes à la Chancellerie de Paris, qui dira que S.M. ayant nommé un tel, à tel évêché, la chancellerie est priée d’envoyer l’institution canonique (16). Par cette cessation de correspondance entre moi et le pape, il ne sera pas question de moi dans la pièce ; il ne faut pas cependant que le Pape dise qu’il nomme de son propre mouvement, mais qu’il institue, sans raisons ou allégations inutiles. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Schonbrunn, le 15 juillet 1809
Napoléon


 [14] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 2 août 1809 (17)

Monsieur Bigot Préameneu, vous ferez connaître à l’évêque de Gand (18) que je suis mécontent de la manière dont il dirige son diocèse, de sa faiblesse et du peu d’attachement qu’il montre pour ma personne ; que depuis que M. de Beaumont (19) a quitté l’évêché de Gand et qu’il l’a remplacé, l’esprit de son clergé, déjà mauvais, a empiré, que j’ordonne que le grand vicaire (20) Desure donne sa démission et se rende à votre ministère à Paris (21) ; qu’il change son Conseil et le compose de personnes mieux intentionnées, et qu’il fasse en sorte que désormais je n’ai plus à me plaindre du clergé de Gand, parce que si j’y mets la main, je le punirai sévèrement.
Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Schonbrunn le 2 août 1809
Napoléon


 [15] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 6 août 1809 (22)

Monsieur Bigot Préameneu, je vous envoie un livre qui me tombe sous la main, qui me paraît renfermer des réflexions précieuses. Faites moi connaître quelle est l’opinion des principaux théologiens sur cet ouvrage. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Schonbrunn, le 6 août 1809
Napoléon


 [16] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 13 août 1809 (23)

Monsieur Bigot Préameneu, je reçois votre lettre du 4. A quelque prix que ce soit, je ne veux pas qu’on paye rien à Rome pour expédition de bulle, dispense, etc. (24) C’est une profanation des choses sacrées. Je vous ai chargé de me proposer un projet de décret là dessus. Je pense que vous avez préparé votre travail. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Schonnbrunn, le 13 août 1809
Napoléon


 [17] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 7 septembre 1809 (25)

Monsieur Bigot de Préameneu, vous recevrez un décret par lequel j’ordonne qu’à dater du 1er juillet, la somme de deux cent mille francs par mois soit versée par la Consulte de Rome (26) dans la caisse de votre ministère à Paris ; cette somme est destinée à pourvoir à l’entretien de la maison du pape et à l’entretien des cardinaux et des chefs d’ordre [sic] qui sont venus en France, tels que le Cardinal Ruffo (27). Faites aussi connaître ce que c’est que ces chefs d’ordre ; et accordez leur un traitement convenable, qui les fasse vivre honorablement. Donnez ordre également aux Cardinaux Doria (28) et en général à tous les cardinaux devenus français et qui ne vivent pas dans leur évêché, de se rendre à Paris (29). Mon intention est que tous reçoivent les 30 000 F que j’accorde aux cardinaux français. J’ai envoyé le Sr. Salmatoris auprès du pape pour organiser sa maison. Prenez des mesures pour que le Saint-Père ne manque de rien et soit abondamment pourvu de tout (30). Tenez cent-mille francs par mois pour cet objet.

Schonbrunn, le 7 septembre 1809
Napoléon
Au ministre des cultes


 [18] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 12 septembre 1809 (31)

Missions
Monsieur Bigot Préameneu, je ne veux point de missions en France 
(32). Vous voudrez bien écrire une circulaire aux archevêques et évêques pour leur faire connaître que je ne connais qu’eux, les curés et succursaux (33), et que je n’entends pas que des missionnaires faisant profession de prédicateurs errants, parcourent l’Empire (34). Je donne des ordres dans ce sens au ministre de la Police (35). Vous vous concerterez à cet effet avec le Grand aumônier (36). Je ne veux plus de missions quellesconque [sic]. J’avais permis un établissement de Missionnaires à Paris et je leur avais accordé une maison ; je rapporte tout. Je me contente d’exercer la religion chez moi mais je ne me soucie pas de la propager à l’étranger. Ces missionnaires d’ailleurs, sont pour qui les paye, pour les Anglais, s’ils veulent s’en servir. Présentez-moi un projet de décret là dessus ; je veux en finir (37). Je vous rends responsable, si au 1er octobre, il y a encore en France des missions ou congrégations. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Schonbrunn, le 12 septembre 1809
Napoléon


 [19] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 23 septembre 1809 (38)

Monsieur Bigot Préameneu, j’approuve que vous commenciez par faire venir à Paris les Cardinaux français qui n’ont pas d’évêché. Ce premier pas fait, on verra ce qu’il sera convenable de faire pour les Cardinaux du Royaume d’Italie. Je vous laisse le maître de donner ce que vous jugerez convenable au Patriarche qui est à Paris. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Schonbrunn, le 23 septembre 1809
Napoléon


 [20] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 24 septembre 1809 (39)

Monsieur Bigot Préameneu, je vous prie de me faire un rapport sur cette question : qui est-ce qui constitue les Secrétairies Papales pour l’exercice du gouvernement spirituel de l’Eglise ? quels sont les individus qui les composent ? Combien sont-ils ? Où sont-ils. Prenez des renseignements, et rendez m’en compte, afin que je prenne une résolution (40). Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Schonbrunn, le 24 septembre 1809
Napoléon


 [21] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 3 octobre 1809 (41)

Monsieur Bigot Préameneu, je désire que vous fassiez faire deux ouvrages soignés et qui passeront sous vous yeux : l’un sur la grande discussion qui eut lieu à l’occasion du Concordat de Léon X sous François 1er et sous le ministère du chancelier Duprat. Il faut qu’il n’y ait que des citations dans cet ouvrage en rapportant les phrases originales des historiens, les requêtes de l’Université, les discours des gens du Roi, les remontrances du Parlement et tout ce qui a été dit à cette importante époque contre la Cour de Rome et pour l’indépendance de l’Eglise gallicane. Je désire qu’un recueil de toutes les pièces soit fait sur un volume qui aura le titre d’histoire du Concordat de Léon X (42). Chargez de ce travail un homme versé dans ces matières et qui se tiennent dans la limite, qu’en général il mette peu du sien ; qu’il fasse un récit intéressant des faits, mais qu’il cite tout ce qui est émané de l’Université, de la Sorbonne, du Parlement, à cette célèbre époque. Le second ouvrage aura pour titre : Histoire des guerres que les papes ont faites à la puissance qui avait de la prépondérance en Italie et spécialement à la France. L’idée primordiale de cet ouvrage doit être que les papes ont constamment fait la guerre à toute Puissance qui acquérait de la prépondérance en Italie ; qu’alors ils employaient les armes spirituelles pour soutenir le temporel, de là des désordres incalculables dans l’Eglise ; que les papes n’ont jamais été engagés dans des guerres que dans des vues temporelles, et pour avoir les moyens de donner des souverainetés à leurs neveux. Cet ouvrage doit être fait par un homme qui reste constamment dans les principes de la religion, mais se tienne rigoureusement sur la limite qui distingue le temporel du spirituel. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Schonbrunn, le 3 octobre 1809
Napoléon


 [22] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 3 octobre 1809 (43)

Monsieur Bigot Préameneu, quelles sont les trois meilleures têtes du Clergé de France, comme théologiens gallicans ? (44) Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Schonbrunn, le 3 8bre 1809
N
apoléon


 [23] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 3 octobre 1809 (45)

Monsieur Bigot Préameneu, en lisant l’ensemble du mandement de l’évêque de Saint-Brieuc, je pense comme vous (46). La phrase qu’on m’avait mise sous les yeux m’avais paru douteuse ; cela prouve le danger d’isoler des passages. Il me semble que l’ensemble du mandement est bon. – J’ai lu avec intérêt l’extrait que vous m’avez remis sur le mandement de l’évêque. Je désire que vous fassiez relier tous ces mandements en un seul volume et que vous me le remettiez. – Faites mettre dans les journaux ecclésiastiques un extrait des mandements des principaux évêques sur ma lettre, à peu près comme celui que vous m’avez remis, en en retranchant les mandements mauvais ou douteux et en développant mieux ce qui caractérise, dans les bons mandements, l’attachement au gouvernement et les lumières de leurs auteurs sur la limite des deux pouvoirs. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Schonbrunn, le 3 octobre 1809


 [24] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 21 octobre 1809 (47)

Monsieur Bigot Préameneu, le nommé Deslandes, vicaire de Conches, département de l’Orne doit être chassé de sa place (48). Faites en nommer un autre. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Rynenenbourg près Munich, le 21 octobre 1809
Napoléon


 [25] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 28 octobre 1809 (49)

Monsieur Bigot Préameneu, faites moi connaître qu’est ce que c’est que les opuscules qu’a fait Mr l’abbé Emery (50).
Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

Fontainebleau, le 28 octobre 1809


 [26] Lettre de Napoléon Ier à Bigot de Préameneu en date du 18 décembre 1809 (51)

Monsieur Bigot Préameneu, réitérez l’ordre au Gal Miollis (52) de faire partir sur le champ tous les cardinaux qui sont encore à Rome, entre autres le Cardinal di Pietro (53). Cet ordre sera exécuté vingt-quatre heures après la réception de votre lettre sous peine de désobéissance. Sur ce je prie Dieu qu’il vous ait en Sa Sainte garde.

A Trianon, ce 18 décembre 1809
Napoléon

         
 
1)
Lecestre, 1, p. 260, N° 388, d’après AF IV 879. [retour]
 
2)
Charles-François d’Aviau du Bois de Sanzay (1736-1826), archevêque de Vienne sous l’Ancien Régime, nommé à Bordeaux en 1802, il s’avère un des évêques les plus critiques à l’égard de la politique religieuse de Napoléon, en particulier lors du concile de 1811. [retour]
 
3)
Lecestre note Langlade au lieu de d’Anglade L’abbé d’Anglade, prédicateur, avait été chargé de prêcher l’avent à la cathédrale de Bordeaux. C’est à l’occasion de l’anniversaire du 2 décembre, toujours célébré le dimanche suivant, qu’il prononça le discours dénoncé par Napoléon. Ce dernier donna l’ordre de l’arrêter, ce qui fut fait en février 1809. Voir Bulletin de police du 10 février 1809 (F 7/6526) [retour]
 
4)
Napoléon l'oblige au début de 1809 à se séparer de son vicaire général, l’abbé Thierry, du secrétaire général de l'archevêché, l’abbé Delort, et du supérieur du grand séminaire, l’abbé Lacroix. [retour]
 
5)
Mgr d’Aviau arrive à Paris le 28 janvier 1809, accompagné d’un autre de ses vicaires généraux, l’abbé Jaubert, frère du gouverneur de la Banque de France, bientôt nommé évêque de Saint-Flour, et dont Bigot loue le caractère.[retour]
 
6)
Biffé sur l’original, absent dans Lecestre. [retour]
 
7)
Correspondance, 19, p. 288-289, N° 15 528 [retour]
 
8)
Bulle Quam memoranda, fulminée par le pape le 10 juin 1809, à la suite de la réunion de Rome à l’Empire. Elle met en cause ceux qui ont violé le patrimoine de Saint-Pierre, sans citer nommément Napoléon. Dans sa lettre du 23 juin à Napoléon, citée par ce dernier, Bigot de Préameneu révélait qu’il n’avait pas encore une connaissance claire du contenu de cette bulle : “M. Maurice Giry me parle d’anathème que le Pape aurait lancé, mais dont je n’ai point encore de connaissance positive. On prendra sans doute des mesures pour que cet acte ne soit pas répandu, mais en tout cas je suis convaincu qu’il ne ferait pas d’impression même sur le clergé ” (AF IV/1046) [retour]
 
9)
Par la nomination du cardinal Fesch à Paris, mais ce dernier refusant finalement le siège de la capitale, conserve Lyon. [retour]
10)
Napoléon y avait nommé Mgr Dufour de Pradt, le 12 mai 1808, mais ses bulles d’investiture canonique n’avaient pas été enregistrées par le Conseil d’Etat, car elles ne comportaient pas le nom de Napoléon. [retour]
 
11)
Asti, Liège, Poitiers, Pontremolli, Saint-Flour. [retour]
 
12)
Depuis le mois de juillet 1808, le pape refuse de donner son investiture canonique aux évêques nommés par Napoléon. Cette question est au cœur des relations entre Napoléon et le pape jusqu’à la fin de l’Empire. [retour]
 
13)
Longtemps attaché à la cause royaliste, le cardinal Maury (1746-1817), s’est rallié à Napoléon en 1805. Venu à Paris en 1806, il fut alors nommé aumônier du prince Jérôme. Il est finalement promu archevêque de Paris le 14 octobre 1810, mais administre ce diocèse jusqu’en 1814 sans avoir reçu l’investiture canonique du pape. [retour]
 
14)
L’archevêché de Montefiascone se situait dans les Etats du Pape, réunis à la France en mai 1809.[retour]
 
15)
Louis-Mathias de Barral (1746-1816), évêque de Meaux en 1802, archevêque de Tours depuis 1804 est l’un des principaux soutiens de la politique ecclésiastique de Napoléon. [retour]
  16) Dans une lettre adressée au cardinal Caprara le 26 août 1809, en réponse aux demandes formulées en ce sens, Pie VII refuse d’accéder aux exigences de Napoléon, considérant qu’elles lui feraient perdre tout pouvoir sur le gouvernement de l’Eglise. [retour]
 
17)
Lecestre, 1, p. 338, N° 493, d’après AF IV 881. [retour]
 
18)
Maurice de Broglie (1766-1821), aumônier de Napoléon, évêque d’Acqui en 1805, avait été nommé évêque de Gand le 22 mars 1807. En 1808, il avait laissé se développer l’opposition à la loi sur l’Université, puis surtout en juillet 1809, il refuse de publier la lettre de Napoléon justifiant sa politique religieuse, au lendemain de la victoire de Wagram. [retour]
 
19)
Mgr Fallot de Beaumont (1750-1835), évêque de Vaison sous l’Ancien Régime avait été nommé évêque de Gand en 1802 ; en 1807, Napoléon le nomme évêque de Plaisance. Un des évêques les plus sûrs de l’épiscopat napoléonien, il devient archevêque de Bourges en 1813. [retour]
20)
La mention grand vicaire n’apparaît pas dans Lecestre. [retour]
 
21)
Il s’agit en fait de l’abbé Le Surre (1763-1844), vicaire à Saint-Sulpice avant la Révolution. Il avait été secrétaire de légation, auprès du cardinal Caprara, avant de devenir vicaire général de Rennes en 1804. Maurice de Broglie l’entraîne avec lui à Gand en 1807 et le nomme vicaire général. A la suite de l’ordre de Napoléon, l’abbé Le Surre retourne à Paris où il demeure dans l’inactivité jusqu’en 1814 ; il redevient alors vicaire général de Gand. [retour]
 
22)
Inédit [retour]
 
23)
Inédit [retour]
 
24)
Le Saint-Siège tirait une partie de ses revenus des correspondances adressées aux évêques. [retour]
 
25)
Lecestre, 1, p. 357, N° 521, d’après AF IV 882 [retour]
 
26)
Le décret du 17 mai 1809 rattachant les Etats romains à l’Empire avait prévu la création d’une Consulte extraordinaire, comité de cinq membres chargé d’administrer les Etats et de permettre la transition vers le régime français. L’une des principales figures de cette Consulte est Gérando. Elle a commencé à fonctionner début juin. [retour]
 
27)
Fabrice Ruffo de Bagnara (1744-1827), cardinal depuis 1785. [retour]
 
28)
Antoine Marie Doria Pamphili (1749-1821), cardinal depuis 1785 et Joseph Doria Pamphili (1751-1816), évêque de Frascati, cardinal depuis 1794. [retour]
 
29)
Napoléon entame sa politique de transfert du Saint-Siège à Paris, en y conviant les cardinaux romains, “ devenus français ” par suite de la réunion de Rome à l’Empire. [retour]
30)
Pie VII est alors à Savone, dans le département de Montenotte, où il restera jusqu’en 1812. [retour]
 
31)
Correspondance, 19, p. 536-537, N° 15795 [retour]
 
32)
Napoléon évoque les missions intérieures qui avaient commencé à se développer dès 1804, mais qui connaîtront leur plein développement au début de la Restauration. [retour]
  33) Appelés aussi desservants ; ce sont les prêtres qui sont à la tête d’une succursale, autrement dit une paroisse dépendant d’une cure. Ils sont environ 30 000 en France, pour 3000 curés. Ils sont amovibles, alors que les curés sont inamovibles. [retour]
 
34)
La mesure prise par Napoléon vise à ne laisser exister en France que le clergé concordataire, c’est-à-dire soumis au contrôle de l’Etat. Les prédicateurs apparaissent comme un danger pour l’ordre public, comme le montre l’exemple de l’abbé d’Anglade à Bordeaux en décembre 1808 (voir plus haut). [retour]
 
35)
Fouché adresse aux préfets et commissaires spéciaux de police une circulaire, le 1er octobre 1810, interdisant les prédicateurs ambulants. [retour]
 
36)
Le cardinal Fesch, archevêque de Lyon, est devenu grand aumônier au moment de l’organisation de la Maison de l’Empereur. Cette fonction le contraint à demeurer à la Cour où il fait office de conseiller ecclésiastique de Napoléon. [retour]
 
37)
En 1809, la France a définitivement perdu le contrôle des mers, avec la perte de ses colonies. Napoléon abandonne donc le projet qu’il avait nourri de propager l’influence française à travers le monde par le biais des missions extérieures. Pourtant depuis 1804, il avait autorisé trois congrégations missionnaires : la Société des Missions Etrangères, la congrégation des Pères de la Mission (Lazaristes) et la congrégation du Saint-Esprit. Ces autorisations sont rapportées en 1809.[retour]
 
38)
Lecestre, 1, p. 367, N°529, d’après AF IV 881. Haussonville, III, 507. [retour]
 
39)
Correspondance, 19, p. 593, N° 15852 [retour]
  
40)
Napoléon poursuit son projet du transfert du Saint-Siège à Paris. Bigot lui remet, le un rapport sur les deux principales secrétaireries romaines, à savoir la Pénitencerie et la Daterie. [retour]
 
41)
Correspondance, 19, p. 638, N° 15896 [retour]
 
42)
Il s’agit du concordat de Bologne de 1516, signé entre le pape Léon X et François Ier. Il réglait le problème de la collation des évêchés dans le royaume de France. Il reste la référence obligée pour Napoléon, d’autant mieux qu’il fut signé à la suite des guerres menées en Italie par le roi de France. [retour]
 
43)
Correspondance, 19, p. 640, N° 15898 [retour]
 
44)
Bigot répond le 10 octobre 1809 : Barral, archevêque de Tours, Duvoisin, évêque de Nantes, et Mannay, évêque de Trèves. [retour]
 
45)
Correspondance, 19, p. 639, N° 15897 [retour]
 
46)
Mgr Caffarelli (1750-1815), frère des généraux Caffarelli, est évêque de Saint-Brieuc depuis 1802. Au moment du concile de 1811, il figure dans l’opposition à Napoléon. [retour]
 
47)
Léonce de Brotonne, Lettres inédites, n° 479, p. 200. [retour]
 
48)
Le texte publié par Brotonne évoque l’abbé Deslandes, vicaire de Conches. Ce prêtre est sanctionné pour un refus d’enterrement, voir d’Hauterive, La Police secrète sous l’Empire, T. 4, Bulletin du 5 octobre 1809, p. 206. [retour]
 
49)
Inédit [retour]
 
50)
Il s’agit des Nouveaux opuscules de Fleury que l’abbé Emery avait édités en 1807, à partir du manuscrit original. En rétablissant le texte, jusqu’alors modifié dans les éditions du XVIIIe siècle, il montre comment la défense du gallicanisme royal avait été exagérée. Cette publication vise indirectement la politique ecclésiastique de Napoléon qui s’appuie sur les conceptions attribuées traditionnellement à Fleury pour défendre son attachement au gallicanisme contre Rome. Deux ans après la publication des Nouveaux opuscules, Fouché les dénonce à Napoléon. Il lance la grande offensive qui devait conduire à la suppression de la Compagnie de Saint-Sulpice dont Emery était le supérieur. [retour]
 
51)
Lecestre, 1, p. 381, n° 553, d’après AF IV 882. Dans Lecestre, une phrase de plus à la fin : “ donnez-lui l’ordre de faire emballer toutes les archives du Saint Siège et de les envoyer en France sous bonne escorte. ” Haussonville, III, p. 509-510. [retour]
 
52)
Sextius-Alexandre-François de Miollis (1759-1828), a investi Rome en février 1808 et commande depuis la division stationnée dans la ville. [retour]
53)
Michael Di Pietro ( 1747-1821), créé cardinal par Pie VII en 1801.[retour]