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[1800-1814] |
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| Les membres du Conseil d'Etat de 1799 à 1815 | |
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Dès 1803, un décret prévoit
larrivée au Conseil dEtat membres plus jeunes venus
sy former : les auditeurs, chargés
en service ordinaire dassister les sections dans leur travail
et, en service extraordinaire, mis au service dautres administrations
: préfecture, sous-préfectures, intendance des pays occupés
Consulter la base biographique sur les membres du Conseil d'Etat.
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| Le choix des hommes : les premiers conseillers dÉtat | |
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Vingt-neuf conseillers sont nommés le 4 nivôse an VIII (24 décembre 1799). Ils sont quarante à la fin de lan VIII. Le choix de ces premiers conseillers dÉtat révèle un éclectisme politique certain dicté par le souci defficacité du premier consul, qui a fait le choix dhomme solides et compétents, notamment en matière juridique, plutôt que de partisans inconditionnels. Thibeaudeau (1)
rapporte que Napoléon justifiait ainsi son choix : |
| Un grand corps | |
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Dans lordre de préséance,
le Conseil dÉtat est le second corps de lÉtat,
et vient immédiatement après le Sénat
lors des cérémonies publiques (ouverture des sessions
du Corps législatif
et du Tribunat, réception
des ambassadeurs, couronnement, etc.) Les conseillers dÉtat jouissent aussi
de quelques privilèges juridiques : compétence exclusive
de la Haute Cour pour connaître de leurs crimes, formes de leurs
témoignages en justice. |
| Service ordinaire et service extraordinaire | |
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A lorigine, il ny a quune seule catégorie de conseillers dÉtat. Un arrêté du 7 fructidor an VIII (26 août 1800) distingue les conseillers qui assurent à Paris " le service ordinaire " et ceux du " service extraordinaire " consistant " soit en fonctions permanentes, soit en missions temporaires. ". Les membres du Conseil en service extraordinaire peuvent exercer la fonction de préfet en département, être envoyés auprès des armées en campagne ou en mission dans les territoires nouvellement annexés pour mettre en place leur réorganisation administrative. Les conseillers en service extraordinaire conservent le titre de conseillers dÉtat mais se trouvent sur une liste distincte dans létat trimestriel du Conseil. La notion de service extraordinaire et de service ordinaire sappliquera par la suite aux auditeurs (créés en 1803) et aux maîtres des requêtes. Lexistence du service extraordinaire est un signe indiscutable du rôle du Conseil dÉtat comme pépinière dadministrateurs : à la fin de lEmpire, le Conseil compte une centaine de membres en service ordinaire et plus de 250 en service extraordinaire. |
| Conseillers d'État | |
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| Auditeurs | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Presque tous les auditeurs ont entre vingt et
trente ans, et plusieurs dentre eux ont déjà exercé
une fonction administrative. Lauditeur " en service ordinaire
" est attaché à une section et à un ministre.
Il effectue pour eux des démarches, prend des renseignements,
prépare des dossiers, rédige des rapports. Ces travaux,
et le fait dassister en spectateurs aux séances des sections
et à lassemblée générale du Conseil
dÉtat, préparent ces jeunes gens à de responsabilités
administratives plus importantes. La plupart des auditeurs passent en
service extraordinaire. Plusieurs sont, pendant quelques mois ou plusieurs
années, intendants dune circonscription en pays ennemi
ou étranger occupé par larmée française.
Beaucoup dentre eux deviennent sous-préfets et quelques-uns
directement préfets à moins de trente ans.
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| Maîtres des requêtes | |
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Voir la liste des maîtres des requêtes La création des maîtres des requêtes, titre hérité du Conseil du Roi de lAncien Régime, obéit à une logique différente de celle de la création des auditeurs. Lécart entre le rang dun conseiller et celui des auditeurs est très large et il parut utile de créer un poste intermédiaire, pour des hommes moins jeunes et déjà expérimentés. Le décret du 11 juin 1806 crée le titre de " maître des requêtes ", sans limiter le nombre des titulaires, et en nomme onze auxquel un autre fut ajouté le 26 juin. Huit dentre eux sont affectés au service ordinaire du Conseil, avec un traitement annuel de 5000 francs. Soixante-douze maîtres des requêtes sont nommés pendant lEmpire, mais les huit dernières nominations ne furent que des récompenses honorifiques.
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1)
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Thibeaudeau, Le Consulat et lEmpire, Paris, 1834, t. 1, p. 115. [retour] | |
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2)
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Galli (an XI) et Asinari Saint-Marsan (1807) du Piémont, Corvetto (an XIV) de Gênes, Giunti (1809) et Néri Corsini (1809),.de Toscane, Bartolucci (1811) venu de Rome. [retour] | |
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3)
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De Noë (an XII-1806). [retour] | |
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4)
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Appelius, Van Maanen, Gogel (en 1810), Van der Heim (en 1811), tous anciens ministres du roi Louis. [retour] | |
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5)
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Arrêté individuel du 14 Floréal an X, nommant conseillers dÉtat le préfet de Police Dubois et le président du tribunal de cassation Muraire, et précisant quils ne feront partie daucune section. Cette pratique est confirmée par larticle 3 du décret du 11 juin 1806. " Sur la liste du service ordinaire seront distingués ceux de nos conseillers qui feront partie dune section et ceux que nous croirons devoir nattacher à aucune. " [retour] | |
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6)
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Dont 28 personnes ne furent pas auditeurs :erreur de nom, problèmes de santé, double emploi [retour] | |
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7)
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Chiffres cités par C. Durand, Les auditeurs au Conseil dÉtat, p.76. [retour] | |
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8)
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Laborde-Méréville, Perregaux, Lecouteulx, fils de financiers. [retour] | |
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9)
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La Tour Maubourg, Houdetot, Tournon, Broglie, Breteuil [retour] | |
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10)
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DArberg, Stassart, Vischer de Celles. [retour] | |
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